Première partie : accomplissement des Écritures

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L'altération du monde

(1) Au temps de Moïse ce ne pouvait être le jour de manger la pâque, parce que, contrairement aux animaux, les hommes sont obligés de porter le mal à son comble pour en tirer leçon. Sinon, bien qu’on leur montre que ceci est bon ou mauvais pour soi ou pour autrui, ils ne le voient. L’homme est ainsi, parce qu’en s’apercevant qu’il peut tout changer, il se méprend sur son intelligence qui lui fait croire qu’il a le droit de faire tout ce qui lui plaît, en toute impunité. C’est pour cela qu’il faut un temps durant lequel Dieu laisse les hommes faire tout ce qu’ils désirent, jusqu’à ce qu’ils se donnent une cuisante leçon que les rescapés ne seront pas prêts d’oublier. Alors cette fois, quel que soit leur peuple, ils sauront parfaitement discerner le bien et le mal, et évaluer leurs conséquences.

L’avertissement de Jésus

(2) D’après les nuages et le vent, vous savez le temps qu’il fera le lendemain. Mais lorsque vous levez les yeux sur les scandales et les calamités qui mettent aujourd’hui le monde en péril, vous n’apercevez pas les temps messianiques du soir du monde. Qu’est-ce donc qui vous frappe d’un tel aveuglement ? Les temps messianiques ne définissent-ils pas d’eux-mêmes les temps où arrive celui que les prophètes appellent le Messie ? Il s’agit du Fils de l’homme. Or, bien que ces temps-là soient manifestes aujourd’hui, personne ne l’attend ! Pourtant, Jésus vous demande plusieurs fois d’être prêts pour le jour de sa venue, notamment de cette manière :

Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos coeurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et priez en tous temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme.

(3) Ceux qui ont foi en Dieu, croient en ses écritures et en Jésus qui est esprit des Écritures. Ils sont alors obligés de croire en moi, car qui annonce-t-il ? Les temps difficiles de ce jour témoignent, eux aussi, que le Père m’envoie pour ôter du monde tout ce qui nuit à la Terre et à ses habitants. Dira- t-on alors : béni soit celui qui vient au nom du Seigneur pour sauver le monde ? En ne m’attendant pas, ne serez-vous pas plutôt enclins à placer des embûches sur mon chemin comme on le fait devant Jésus, ou à dire : cet homme a un démon ! Il n’est pas assis dans son bon sens, ne l’écoutons pas ! Ce sont là deux attitudes possibles, mais un seul salut.

Jeunesse et corruption du genre humain

(4) Il sera démontré que le Soleil est une étoile fort jeune qui brille depuis peu de temps, et que lorsqu’il s’est éclairé la Terre entama des va-et-vient auprès de lui, qui déterminèrent les ères. Celles-ci sont les six jours de la création suivis du septième jour : le repos de Dieu. Mais les hommes ne purent apparaître que dans le quaternaire (le sixième jour) qui est le temps dans lequel la Terre s’est stabilisée devant le Soleil. Ne pouvant excéder dix mille ans d’âge, le monde humain est donc fort jeune. Et c’est en raison de cette jeunesse qu’il s’est corrompu ; parce que, tels des enfants qui savent tout, les hommes ne voulurent point pratiquer la loi de Moïse. Ils ne peuvent plus alors discerner le bien et le mal, ni voir quel genre de monde ils ont bâti.

(5) Sachez que le bien et le mal s’entendent toujours pour la vie, et que ce n’est pas une création de Dieu mais choix de l’homme ! Dieu crée l’homme. Puis Il lui fait connaître Sa loi, en l’avertissant des choix qu’il fera dans ce qui est bien ou mal pour lui ou pour autrui, et ce qu’en seront les conséquences. Mais aujourd’hui, en transgressant effrontément cette loi, ne seraient-ce que les dix commandements, vous êtes si affaiblis que vos oreilles n’entendront que faiblement ma voix. Il vous faudra alors faire des efforts considérables pour me suivre et être sauvés.

(6) Bien qu’intelligents, vous n’avez pas encore saisi que Dieu est ce grand esprit qui crée et régit toute chose de l’univers. Il ne peut ainsi vous apparaître que vous êtes à l’image de l’univers dont vous êtes faits, et que si vous transgressez les commandements vous devenez comme des bêtes, alors que vous êtes destinés à devenir anges. Mais vous n’êtes pas encore des anges accomplis, vous les circoncis ; cependant, vous le deviendrez en m’écoutant. C’est pourquoi, quand vous entrerez dans le royaume que j’annonce pour le siècle prochain, vous entrerez dans le monde des anges qui peuplent la Galaxie et qui portent naturellement dans leur coeur ces commandements de Dieu :

Tu ne tueras point.
Tu ne porteras point de faux témoignages.
Tu ne convoiteras point ce qui est à autrui.
Tu ne déroberas point.
Tu ne commettras point d’adultère.
Tu honoreras ton père et ta mère.
Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par la violence.
Tu ne prendras point le nom de l’Éternel en vain.
Tu ne te feras point de statues (des images taillées) pour les adorer.
Tu travailleras six jours et tu te reposeras le septième jour.
Et Jésus ajouta :
Tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toutes tes pensées, de toutes tes forces ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même.

(7) Or, au soir du monde, vous transgressez tous ces commandements. Toi qui lis, peux-tu passer une journée entière sans dire un mensonge ? Si tu passes la journée sans porter un seul faux témoignage, peux-tu faire de même durant une semaine, un mois, une année, toute ta vie ? Ce que je dis à tous, c’est que mes doigts suffiraient à compter ceux qui ne mentent point ; alors que l’on sait que le mensonge est le père des horreurs et des abominations ! Il n’existe jamais de bonnes raisons de mentir ; car, mentir, c’est induire autrui en erreur, c’est le conduire dans la fausseté. Or, les hommes font plus que mentir. Car beaucoup oppriment leur prochain et dérobent des biens par la violence, jusqu’aux pays d’autrui. Ils n’honorent point leur père et leur mère. Ils se prosternent devant des statues et autres idoles qu’ils adorent. Ils commettent l’adultère. Ils pillent et détruisent tout. Ils font la guerre, ravissent des êtres humains et tuent. Ils n’ont plus de considérations ni de respect pour leur prochain. Ils se moquent du devenir de leur progéniture qu’ils vouent par avance à la mort. Ils n’ont d’yeux que pour eux-mêmes !

(8) Pour qu’il n’en soit pas ainsi, Dieu dit, dans l’ancien testament :

Je ferai porter l’iniquité des pères sur les enfants.

Cela, pour que les pères soient responsables de leurs actes. Si donc la loi était pratiquée, il n’y aurait point d’enfants qui fassent usage du mensonge et de la violence, ni ne seraient dans le désespoir de ne point voir d’avenir pour eux. Alors, je vous le dis, si vous êtes menteur n’espérez pas pouvoir me suivre dans le sanctuaire et sauver votre vie, d’autant que je ne viens point chercher des gens corrompus pour les conduire dans le royaume de mon père. C’est pourquoi les politiciens, les trafiquants, les conquérants, les riches, les scientifiques, les militaires et les religieux sont quasiment tous mis à la porte, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents. L’histoire de ce monde où ils règnent, témoigne qu’à leurs yeux les pauvres gens qu’ils oppriment n’ont pas plus de valeur que des criquets. Sont-ils alors de ceux qui aiment leur prochain comme eux-mêmes ? Ne croyez donc pas que ces gens-là ont l’habit de noces pour épouser la vérité, car ce sont les vêtements de Satan qu’ils portent ! Le royaume leur est fermé.

(9) L’esprit qui anima Moïse est aussi l’esprit qui m’anime. Nos pensées sont les mêmes, nous ne différons en rien. Et ce n’est pas le hasard qui l’envoya en son temps et qui m’envoie aujourd’hui conformément à ce qui est écrit. Par conséquent, celui qui prêche l’Écriture et n’annonce pas le Fils de l’homme, parce qu’il dit qu’il est passé et parle en son nom, ou celui qui enseigne l’univers en affirmant que celui-ci a un commencement et une fin, et que c’est le hasard qui a tout créé, celui-là donc prononce des mensonges qui le condamnent aujourd’hui, comme ils condamnent tous ceux qui le croient. Pensiez-vous pouvoir vivre indéfiniment sous le couvert de tels mensonges qui conduisent l’humanité dans des fleuves de sang ? Les villes sont devenues Sodome et Gomorrhe car, lorsqu’on n’a plus de dignité, il n’y a plus que la corruption devant soi.

(10) Contre cette déchéance, Dieu dit dans la loi :

Sur le travestissement :
Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu.

Sur l’homosexualité :
Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux.

Or, ces hommes qui s’enflamment pour d’autres hommes avec lesquels ils couchent, font-ils cas de la loi de Dieu qui les punit de mort ? Les homosexuels ne voient-ils pas aujourd’hui leur sang impur retomber sur eux, comme cela leur fut promis ? Ils ont cependant l’audace de dire qu’ils sont ainsi par la volonté de Dieu. Beaucoup sont prêtres, d’autres se disent chrétiens... Et, après avoir infecté le monde entier avec leurs maladies, ils veulent désormais imposer à tous leurs perversions et leurs lois ; car ils sont riches et occupent des postes élevés depuis lesquels ils s’adressent aux peuples pour conduire les enfants dans leurs voies.

(11) Là encore, n’imaginez pas que ces êtres répugnants et immondes iront dans le royaume, qui est le sanctuaire, car Dieu n’habite que des hommes saints. Sachez qu’on ne naît pas homosexuel, mais qu’on peut le devenir par le milieu dans lequel on arrive ou par l’éducation que l’on reçoit. Il s’agit d’une infirmité spirituelle, d’un dérèglement provenant de l’iniquité des pères qui se porte sur les enfants ; car ces hommes abjects sont les victimes de l’infâme civilisation romaine dans laquelle le monde entier se trouve. Paul ne l’aurait-il pas suffisamment montré ? A leur sujet, il dit encore :

Dieu les a livrés à l’impureté selon les convoitises de leurs coeurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur propre corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes ; car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

(12) N’imputez donc pas à Dieu ce que vous devez reprocher aux gens pervers, sinon vous seriez rejetés ; car vous vivez en Sodome et Gomorrhe sans le voir. Non, cela ne vous apparaît pas car, quand bien même vous êtes circoncis de coeur, vous innocentez et suivez ceux qui transgressent la loi. Faites alors attention à mes jugements et à vos propres jugements, parce que s’il vous est permis de blasphémer contre le Fils de l’homme, il ne vous sera pas permis de blasphémer contre le Saint-Esprit. Je dis que si vous blasphémez contre moi, cela vous sera pardonné, mais que si vous blasphémez contre le Saint-Esprit que je vous communique, vous serez coupable d’un péché éternel : vous périrez. Veillez donc à vos pensées, car la vie du royaume ne peut être infestée par ceux qui corrompent l’humanité – Le bonheur de vivre se trouve dans la pureté et non dans la souillure, dans l’esprit saint de l’homme et non dans l’esprit corrompu – Se sanctifier, c’est d’abord circoncire son coeur pour pouvoir pratiquer la loi : ces règles humaines de l’existence que Dieu a placées dans le coeur de l’homme en le créant.

Le noircissement du monde

(13) Il est indéniable qu’en suivant les boucs (les hommes d’une très désagréable odeur), vous êtes sortis des règles de l’existence et de la Nature en soi. Vous êtes alors entrés dans un monde d’artifices et de chimères, dans un monde immoral qui ne correspond en rien aux raisons pour lesquelles vous êtes créés. C’est ce que les philosophes appellent l’évolution culturelle et le progrès scientifique... Sans voir toutefois qu’il s’agit de Babel et de la progression vers la fin.

(14) Pour se prévenir de ce déclin, provenant de ceux qui imposent leurs règles, il fallait s’attacher à la loi de Moïse qui cernait les vraies valeurs de l’existence. Mais, en transgressant cette loi, les hommes ont perdu leur conformité à l’ordre originel et tout sens du jugement. Ils ont alors proliféré d’une manière outrancière dans ces derniers siècles. Ainsi le monde a crû démesurément et s’est noirci en chemin, bien que ce fût nécessaire pour que l’ivraie pousse, fleurisse, prospère, et soit arrachée à jamais.

Le monde Humain

1- Le monde humain

(15) Ceci est la représentation du monde tel qu’il était aux origines, et ce qu’il est devenu par l’iniquité grandissante due aux lois de ceux qui régnèrent depuis lors. On voit qu’au fil des siècles le monde s’est progressivement recouvert de ténèbres, parce que les hommes se sont toujours plus éloignés de la face de Dieu. Ce qui les a forcément rapprochés de l’enfer qu’il va falloir maintenant traverser en restant vivants. L’enfer vient des pensées inférieures qui amènent la technologie nécessaire à l’armement et à la mécanisation du monde, jusqu’à ce qu’il soit détruit.

(16) On voit aussi le puits de la vérité sur cette figure, car la vérité existe et s’y tenait cachée depuis les commencements. Il s’agit du puits de la science que l’on creuse dans les éléments réels pour y trouver l’eau vive qui étanche la soif. Ce puits, commencé par Abraham, fut continué par Jacob. Et c’est toujours au bord de ce fameux puits que Jésus, fatigué de son long voyage (celui que j’ai fait), est assis lorsque la femme Samaritaine s’approche de lui, comme cette femme de la ville qui est venue au-devant de moi et dont j’ai déjà parlé.

La maléfique mécanisation

(17) Maintenant chacun peut voir de tous ses yeux ce que fut l’accroissement continuel du mal, ne serait-ce que par les pointes en pierre des flèches d’autrefois qui sont progressivement devenues en fer, puis à ce jour atomiques et capables de dévaster en un instant le monde entier. C’est ainsi que les guerres devinrent toujours plus fortes, plus larges, plus meurtrières, en augmentant chaque fois les capacités destructrices des armes qui devinrent celles de la fin du monde. Et c’est cette course à l’armement qui suscita la mécanisation qui fait tout périr. Mais c’est seulement maintenant que vous vous apercevez que la mise en oeuvre des matières premières, nécessaires aux grandes industries et à la force nucléaire, laisse derrière elle des montagnes de déchets toxiques et contaminés dont il faudra plusieurs siècles et millénaires pour qu’ils soient éliminés. Dans cette attente, le monde en souffrira jusqu’à la mort.

(18) Il y a la Terre et, sur son sol, les hommes qu’elle a enfantés. Et entre la Terre et les hommes, ces derniers ont placé désormais des machines de fer qui les aliènent et se substituent à eux. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Parce que sans la connaissance l’homme est ténèbres, et tant qu’il est ténèbres il est insensé. C’est pourquoi les hommes dirent : faisons des machines pour remplacer nos gestes, et nous nous reposerons ! Alors ils se firent des machines pour remplacer leurs gestes et la force du bétail que Dieu a créé pour les servir. C’est ainsi que l’on vit apparaître les premières machines pour gratter et pour creuser la terre, pour transporter la terre et les minéraux qu’on en extrait ; et des machines pour travailler le fer et le bois. Après quoi les hommes firent des machines pour labourer, semer, moissonner, et celles pour passer le grain, l’ensacher et le moudre. Alors on les entendit dire aux chevaux : dehors ! Nous n’avons plus besoin de vous ! Et les hommes abattirent les chevaux que Dieu leur avait donnés.

(19) Ils étaient fort contents de leurs choix, et dirent cette fois : maintenant faisons des machines qui remplaceront l’homme en entier ! On vit alors arriver des machines pour remplacer les gestes que l’on fait dans la maison ; d’autres pour former à grande vitesse des produits manufacturés ; d’autres encore pour bâtir et pour démolir ; d’autres pour compter, écrire ; et des plus grandes pour aller et venir sur la terre, sur l’eau, sous l’eau, dans les airs et dans l’espace ; d’autres pour abattre les forêts et broyer les arbres ; d’autres pour aplanir les collines, pour percer les montagnes, et pour ouvrir des routes et autres voies ferrées toujours insuffisantes dans les campagnes et au milieu des terres cultivées. Puis vinrent celles qui produisent elles-mêmes des machines, des petites et des grandes, d’autres pour les réparer, les entretenir et les remettre en circulation ; et aussi celles pour les transporter d’un pays à l’autre autour de la Terre. Ainsi, en quelques dizaines d’années seulement, on vit apparaître des machines pour la locomotion, la mobilité, et celles qui remplacent les gestes de l’homme ou l’homme tout entier. Le fer règne sur tout le globe !

(20) Voyant éclater leur intelligence à travers ces machines, les responsables des pays industrialisés étaient forts contents, mais un peu inquiets, car leur technologie suscitait des envies et des jalousies. Alors ils développèrent encore plus leur industrie pour se faire un arsenal de guerre redoutable ! C’est ainsi qu’ils firent cette fois des machines qui mémorisent, prévoient, calculent à la place de l’homme ; d’autres qui transmettent l’information tout autour du monde ; ainsi que les effroyables armes atomiques, chimiques et biologiques. Puis vinrent en dernier les indispensables satellites pour espionner les peuples par-dessus les nuages, et pour coordonner et conduire le dernier spectacle que le monde va donner aux étoiles...

(21) Sans voir toutefois qu’ils en sont les acteurs, les fanfarons à la tête des pays industrialisés mangeaient et buvaient ensemble, puis chantaient et dansaient en se tenant la main, grisés par ces dernières machines et par la puissance qu’elles leur donnaient. Ils se tournèrent ensuite vers les autres peuples du monde qui n’avaient point suivi les voies de l’industrie montrées par les romains, et leur dirent : notre gloire éclate aujourd’hui à la face du monde ! Suivez-nous dans notre progression, jusqu’à ce que le bonheur se couche à la porte des hommes de tous les pays ! Nous vous aiderons, car l’heure de la mondialisation est arrivée !

(22) Ils n’ont manifestement pas saisi ce qu’est Babel... Car voici le monde entier cette fois qui creuse la terre, qui la perce et la bouleverse pour la piller ou pour la recouvrir de ciment, de bitume, et autres machines de fer et engins de mort... Tout cela se fait dans un grand tumulte et dans d’innombrables vapeurs nocives, ainsi qu’avec beaucoup de fumées et de poussières qui remontent de tous les pays. On entend le souffle de Satan dans toutes les contrées... Les forêts brûlent ou sont abattues, et les quelques bêtes qui restent souffrent. Des cris et des gémissements se font entendre, mais ceux qui règnent ne les entendent point. Toute la Terre est en souffrance. Car non seulement les machines de fer brisent tout, détruisent tout, souillent tout, mais encore il y en a partout ! On en trouve dans les maisons et dans les cours, dans les villes et dans les campagnes ; sur les montagnes, sur les eaux et sous les eaux ; dans les airs et hors des airs ; elles occupent toute la place ! Lorsqu’on sort de chez soi, on s’y heurte ! Il faut constamment les éviter pour ne pas être écrasé...

(23) A toute cette mécanisation destructrice, s’ajoute la course effrénée aux soins et aux profits qui font proliférer les hommes au détriment de toute la création. Alors ceux qui sont encore un peu lucides crient aujourd’hui : les hommes prolifèrent, il en arrive de partout ! Avec nos machines, pourrons-nous y faire face ? Car nous voyons que, plus il arrive d’hommes, moins il n’en faut pour produire ce dont nous avons besoin ! Qu’allons-nous faire maintenant de tous ces gens en trop qu’il faut exclure de nos sociétés et qui se retrouvent sur les cailloux ? Ceux qui ont encore un toit et un salaire, vont-ils continuer de les assister pendant des siècles ou finiront-ils par les jeter dans des puits abandonnés ? Nous allons au désastre ! Finissent-ils par dire, sans croire toutefois qu’il arrivera ; car, ajoutent-ils : nous avons confiance en l’homme... il se sortira de là !

(24) Assurément l’homme, tu vas te sortir de là ; mais seulement comme je te le dis, moi. Ne vois-tu pas que le règne du fer et du veau d’or c’est la fin du règne de l’homme, comme Daniel, le prophète, t’en avait averti ? N’es-tu pas angoissé devant toute cette mécanisation qui défigure la Terre, qui produit cent fois plus que nécessaire, et qui souille, brise et jette par-dessus bord tout ce qui respire ? Pourtant, je vois que même ceux qui règnent à la tête des nations se mettent en alarme aujourd’hui, car après avoir crié à la multitude : produisons, produisons ! peu importe ce que nous produisons, pourvu que cela nous permette d’engraisser notre veau d’or, notre grand dieu qui nous fait vivre ! Ils crient maintenant : mangez, mangez ! consommez, consommez ! sinon il n’y aura plus de travail pour nos machines et ceux qui les conduisent, et nous irons au désastre ! Et voici qu’après avoir produit sans discernement et sans retenue, les hommes des pays industrialisés mangent et consomment jusqu’à épuisement, prennent et jettent en s’ensevelissant sous leurs déchets... C’est la désolation.

Les effets de la corruption

(25) Trois choses conduisent invariablement à la fin : la TRANSGRESSION DE LA LOI, qui a pour effet de faire perdre le respect de tout ce qui existe ; LE COMMERCE qui est la course au profit ; et LA GUERRE qui est la recherche de la suprématie. Ce sont là les causes de la mécanisation du monde qui ne pouvait qu’amplifier le désastre. Mais cette croissance n’est pas ce qui vous fait reculer ni remettre en cause vos propres convictions, parce que je vous vois remplis d’inquiétude lorsqu’elle n’est pas suffisamment importante. Même la grande quantité de blessés et de morts quotidiens ne font frémir personne. Pourtant les bêtes sont écrasées en très grand nombre ; les gens sont surmenés, meurtris, mutilés, angoissés, tourmentés, souvent dépressifs et désespérés ; le climat est détérioré ; tout ce qui est naturel s’en va et laisse la place aux maladies virulentes qui commettent des ravages parmi les populations. Mais personne ne s’élève pour combattre ces abominations parce que, tous, vous les admettez !

(26) La mécanisation a aussi pour effet de disloquer les familles, et de faire croître les villes démesurément. Aussi, comment des hommes, qui ont perdu toute dignité et tout bon sens, pourraient-ils voir que les villes qui se développent comme des tumeurs en rongeant les parties voisines sont la principale maladie de la Terre ? Mais la Terre va bientôt pousser un grand soupir de soulagement, lorsque les fléaux de la fin les auront effacées. Personne n’en est conscient cependant, car chacun de vous dit : j’ai confiance en l’homme ! Il saura redresser la situation...

(27) Il est cependant aisé de voir que la doctrine de l’homme : argent – pouvoir – profit est une doctrine de mort. Car cela s’entend aussi par : rentabilité, qui fait perdre le sens de l’existence, ainsi que par : défense des intérêts, qui amène invariablement la guerre sous toutes ses formes. C’est pourquoi ce monde de courses est un monde de folies qui laisse derrière lui une quantité considérable d’enfants qui ne peuvent pas suivre ; ainsi que beaucoup de gens essoufflés qui s’ajoutent au grand nombre d’exclus qui se meurent sur les cailloux. Cependant, le monde ne peut être qu’à l’image de ceux qui le bâtissent. Et qui sont ceux qui le bâtirent, si ce n’est les rois, les religieux, les riches, les trafiquants, les conquérants, les scientifiques et les militaires ? Que peut être un monde bâti par de tels individus ? C’est un monde corrompu, un monde de guerres, de dominations, d’injustices, de destruction, de sang, de douleurs et de désespoir. Car, animés par leur vanité insatiable, les hommes élevés fertilisent le mensonge qui enfante la détresse.

(28) Je te place devant tes sacrilèges, l’homme insensible, parce qu’en t’appuyant sur ceux qui te dirigent et te frappent, tu ne les vois pas. T’apparaît-il seulement qu’en ne pouvant nullement saisir l’univers et la vie qu’il renferme, les scientifiques sont grandement agacés par leur ignorance ? Alors ils dénaturent sciemment les plantes et les êtres vivants, créent les moyens de l’extermination du plus grand nombre, détruisent les conditions de vie naturelles, contaminent les sites et les êtres, bouleversent la Terre, élaborent des machines à tuer, et martèlent leurs mensonges pour les introduire dans l’esprit de tous. A la suite de cela, ils font aisément croire que les hommes existent par hasard et que la vie est un scandale, parce qu’ils ne peuvent s’empêcher d’être eux-mêmes scandaleux. Pensant néanmoins être d’une espèce supérieure, ces fils de Satan n’ont pas compté avec la venue soudaine de celui que l’Écriture annonce, de celui qui va être leur effroi. Leur surprise sera grande.

(29) Toi, l’homme de la fin des siècles, ne cherche plus ta gloire, elle est devant toi, éclatante : il s’agit de la destruction de la Terre et de ses habitants ! Et parce que tu n’as pas voulu écouter les avertissements qui te furent donnés par l’Écriture, par l’Écriture tu vas périr. Vers qui alors vas-tu te tourner : vers tes prêtres ? ce sont des morts qui enterrent les morts. Vers tes savants ? ce sont des prétentieux qui conduisent le monde au désastre. Vers tes dirigeants ? ce sont des fourbes, rusés et vaniteux, qui ne pensent qu’à être idolâtrés. Qui te reste-t-il alors vers qui te tourner pour rester vivant ? Il ne te reste que le Fils de l’homme ! Alors écoute-moi, car dans le royaume où j’emmène ceux qui ont encore des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, il n’y aura plus de développement insensé des oeuvres matérielles, ni la transgression de la loi qui rend l’homme indigne de vivre sur la Terre : ce joyau du ciel que Dieu a créé.

*

(30) Bien qu’affaiblis par ceux qui vous dirigent, vous pouvez néanmoins saisir que Dieu n’a point créé une Terre magnifique et des hommes sur cette Terre pour que des machines jettent les hommes par-dessus bord, ainsi que les animaux, les forêts, les plantes et tout ce qui fait la joie de vivre. Il va donc falloir changer vos conceptions de la vie et du monde, et établir de nouveaux rapports avec le Très-Haut. Pour l’instant, pensez à Noé et au monde dans lequel il vit. Alors vous saurez ce qui arrive et entendrez tout ce que je dis.

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