Première partie : accomplissement des Écritures

16

Les bases de la connaissance

(1) Lorsque vint le moment de la naissance de l’homme, Dieu ne forma pas un couple unique sur un seul continent, mais plusieurs couples en tous pays, sous toutes les latitudes et en fonction du climat du moment. Nous comprendrons cela avec les déplacements de la Terre qui se firent après l’éclairement du Soleil. Car c’est en fin des va-et-vient, c’est-à-dire en fin des ères qui devaient d’abord se dérouler pour que la Terre devienne l’un des magnifiques jardins du ciel, que Dieu acheva de bâtir le monde par l’homme qu’il créa dans quatre couleurs.

Adam et Ève

(2) Sur cette formation des hommes qui eut lieu au sixième jour, il est écrit :

Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Quand on évoque l’homme et la femme, on évoque tous les hommes et toutes les femmes. Or, il est bien dit dans l’Écriture que Dieu créa l’homme et la femme, et non qu’il créa un seul homme et une seule femme desquels descendrait toute l’humanité. Non, Adam et Eve ne sont nullement ce couple originel auquel vous croyez, mais le nom de l’homme masculin et féminin depuis les commencements jusqu’à ce jour, et pour toujours.

(3) Il est écrit aussi qu’Eve est la mère de tous les vivants, parce que la femme est effectivement la mère de tous les hommes. Mais aucun genre d’êtres vivants ne peut descendre d’un seul couple, car la consanguinité s’y oppose formellement. C’est pourquoi, lorsqu’un couple fut créé au moment favorable, d’autres couples de même genre furent créés pareillement, un peu plus loin et en même temps, à partir d’éléments semblables et propices à leur vie.

(4) Cessez alors de croire que toute l’humanité descend d’un seul couple. Dieu condamne fortement l’inceste, cet acte immoral qui est l’un des plus grands facteurs de dégénérescence. Pourquoi aurait-il alors obligé ses enfants à commettre un tel péché aux origines ? Revoyez plutôt vos jugements sur les commencements de l’humanité ; car, à cause des religions, vos pensées sur la création ne sont point imprégnées de dignité.

Le péché d’Adam

(5) Dès après qu’il eut créé le monde, Dieu défendit à l’homme de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, parce que ce n’était point encore l’heure où il pouvait discerner l’un l’autre. Il lui intima cet ordre :

Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

A la suite de quoi, le serpent dit à la femme :

Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

Séduite par ces paroles prometteuses du serpent, la femme mangea du fruit de l’arbre de la connaissance. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Cela mit Dieu en colère, et Il réprimanda la femme. Puis Il dit au serpent :

Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu la blesseras au talon.

Il réprimanda aussi l’homme. Puis Dieu vêtit Adam et Eve (aujourd’hui avec la connaissance). Après quoi Il dit :

Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement.

(6) Toute l’histoire de l’humanité est exprimée dans ces quelques paroles du livre. On voit aussi que Dieu est l’immense esprit composé de l’esprit de tous les anges de l’univers, car Dieu dit : voici que l’homme est devenu comme l’un de nous. On voit également que l’une des raisons d’être de l’homme est la vie éternelle qu’il doit acquérir par élévation spirituelle. C’est pour cela que Dieu dit : empêchons-le maintenant... ce qui n’est point une interdiction, mais le renforcement du mérite de celui qui sera victorieux de l’épreuve de l’instruction. Si donc je vous ressuscite, vous serez victorieux et vous ne pourrez plus mourir.

(7) L’Écriture dit que Dieu plaça l’homme dans le jardin pour le cultiver et le garder. Mais l’homme le détruit, parce qu’il transgresse l’ordre que Dieu lui a donné. Il n’aurait point dû écouter la femme qui, après avoir entendu le serpent, crut que l’on vit éternellement quoi que l’on fasse. C’est pourquoi, voulant toujours plus, elle a incité l’homme à manger de l’arbre de la connaissance. Et pour lui plaire, il fit des choses qu’il n’aurait point dû faire, cela conduisant à la fin du monde. Voilà ce que fut le péché d’Adam, le péché de l’homme ! Ce fameux péché originel s’est perpétré jusqu’ici, parce qu’en n’ayant pas encore en lui le discernement du bien et du mal, l’homme a pratiqué tout ce qui ne doit plus jamais être pratiqué. Il a agi en étant à côté de la vérité et non dans la vérité. Et, aujourd’hui où il apprend cette vérité, il en meurt ; parce qu’il voit que ses oeuvres sont mauvaises et qu’elles vont lui retomber dessus. C’est pourquoi Dieu dit à l’homme : le jour où tu mangeras de l’arbre de la connaissance, tu mourras. Cela s’effectue, parce que ce jour-là on voit que le monde est fini et que l’on sait exactement pourquoi il est fini. C’est donc l’homme ancien qui meurt avec le monde qu’il a bâti, pour laisser place à l’homme nouveau et au règne de Dieu.

(8) Mais, parce qu’elle enfante comme la Terre, en prolongeant ainsi l’oeuvre du Créateur, la femme crut que l’homme ne serait point châtié s’il désobéissait à Dieu. Elle pensait au contraire, et comme le serpent le lui a dit, qu’au terme des six jours où le monde apprendrait la vérité, tous les hommes et toutes les femmes ouvriraient les yeux et seraient comme des dieux connaissant le bien et le mal. Elle ne saisit manifestement pas l’avertissement de Dieu, et se laissa aisément séduire par les paroles prometteuses du serpent. Il s’agit évidemment d’une allégorie là aussi (car les serpents ne parlent pas), pour montrer que, durant les ténèbres, l’homme n’écoute point Dieu son Créateur. Aussi, le monde qu’il bâtit est un monde de plus en plus douloureux.

(9) On remarque qu’il y a bien eut inimitié entre la postérité du serpent (tout ce que la Terre produit) et la postérité de la femme (les hommes), car ces derniers sont irrespectueux de la création et détruisent tout, en sachant qu’ils condamnent leurs propres enfants. C’est donc aujourd’hui que la femme écrase la tête du serpent et qu’elle en est blessée, parce qu’elle voit enfin que c’est à cause de lui que l’opprobre est tombé sur elle et qu’elle fut mise hors du camp (hors du monde) durant des siècles. Mais, au soir du monde, sa pénitence est finie ; car Dieu la rappelle pour lui enlever son opprobre pour toujours.

(10) L’Écriture dit aussi que l’homme s’attachera à sa femme et qu’ils deviendront ensemble une seule chair. Cela, parce que lorsque Adam et Eve sont attachés par les liens de l’amour, il s’établit entre eux la communion de leur être, qui est le mariage de leurs corps et de leurs coeurs. C’est alors qu’ils ne font qu’un. Mais vous qui croyez encore que le péché originel est un péché de chair, avez-vous lu quelque part dans l’Écriture que Dieu punit Adam et Eve pour s’être connus ? Non, le péché originel n’est nullement dû à l’acte de chair, mais à la désobéissance de l’homme envers son Créateur qui lui avait défendu de manger de l’arbre de la connaissance.

(11) La tournure qu’a pris ce péché dans vos pensées est due à l’esprit pervers des chefs religieux qui ne peuvent s’empêcher de voir la femme corrompue à cause d’Eve qui fut séduite par le serpent. Redoutant alors de se souiller avec les femmes, non seulement ils les dénigrent et les repoussent, mais encore ils sont parvenus à faire croire au monde entier que le péché originel était dû à l’union corporelle de l’homme et de sa femme ! Ils vous ont mis ce mensonge en tête pour vous culpabiliser, afin de régner sur vous ; et ce qui en résulte est infamant ! Je vous le dis, connaissant leur affaire, rien ne manque dans leurs propos, pas même de rendre le Créateur détestable qui aurait créé la femme de sorte qu’elle soit un piège pour l’homme, alors qu'elle est sa récompense, son honneur et un don de Dieu. Avec les scientifiques, qui vous font croire que vous êtes les enfants du chaos et des singes en évolution, ces sépulcres blanchis sont vos pires ennemis car, eux, ajoutent que les enfants naissent depuis toujours du péché.

(12) Je vois que la vision que vous avez d’Adam et Eve et du serpent, ainsi que de toute la prophétie, ne dépasse pas celles des petits enfants que les religieux éduquent avec des images, en leur faisant croire que l’Écriture se lit dans le sens de la lettre. Pourrez-vous alors me suivre ou persisterez-vous dans vos croyances insensées ? Écoutez ! Jusqu’à ce que Dieu appelle l’homme sur le soir, l’homme est nu (c’est-à-dire qu’il ne sait rien) et n’en a point honte. Mais dès qu’il est instruit par l’Éternel (que sa nudité est couverte) et que ses yeux s’ouvrent, il prend conscience de la réalité. Il voit alors ce qu’il n’avait vu, parce qu’il naît une deuxième fois. C’est pourquoi, lorsqu’il se lève, Adam marque à la fois l’achèvement du temps de l’ignorance et le commencement du temps de la connaissance. Ainsi, et comme l’Écriture en témoigne, on meurt en Adam et on renaît en Christ. Ce qui est le changement de l’homme et du monde, ainsi que l’accomplissement de la prophétie.

Le sein de la naissance

(13) Il convient donc aujourd’hui de saisir la science de l’Éternel, pour avoir une représentation plus exacte de la création et de son devenir. Sinon, vers quoi faudrait-il orienter nos recherches pour savoir qui nous sommes et comment nous devons vivre ? Et qu’espérerions-nous trouver ? Assurément, la création est liée aux choses sidérales, aux astres. Or, puisque nous existons avec un corps de chair et une âme au sein de l’univers, nous en concluons forcément que cet univers duquel nous descendons est ainsi fait. Nous sommes bien enfants de l’univers et enfants des astres qui sont pensés, conçus et créés pour notre arrivée.

(14) Quant à la procréation, elle s’entend par le sein des êtres vivants dans lequel se recréent les conditions originelles de naissance permettant la progéniture. Mais la création originelle (qui survient autour de chaque étoile), ainsi que la procréation qui s’en suit, se font toujours par l’Esprit qui remplit tout l’univers, où que l’on soit en lui. C’est toujours l’oeuvre du Créateur car, contrairement à ce qui se dit, la créature ne donne point la vie. Elle recrée seulement et involontairement dans son sein les conditions originelles de naissance avec lesquelles l’enfant paraît à son tour. C’est pourquoi la création d’abord et la procréation ensuite sont toujours l’oeuvre du Créateur et un même mouvement de naissance.

(15) Dieu n’a pas créé le monde une fois pour toutes, car il le crée constamment et sans discontinuer. Et il en sera toujours ainsi, à chaque instant qui passe. Toutefois, pour se représenter entièrement ce mouvement constant de création et de naissance, pensez que le sein de la créature est tiré du sein de la Terre, que le sein de la Terre est tiré de celui de la Galaxie qui est entièrement habitée, et que le sein de cette dernière est tiré de celui de l’univers qui est également habité par des myriades de galaxies analogues à la nôtre. C’est pourquoi l’Écriture dit :

Tout ce qui existe sur la terre existe dans le ciel, et tout ce qui existe dans le ciel existe sur la terre.

(16) Lorsqu’on crée un outil, c’est par besoin. Et lorsqu’on l’utilise, ce besoin disparaît. On ne le crée donc pas deux fois. Pareillement, le Tout-Puissant forme les astres par sa science ; puis, à partir des conditions de vie qu’ils offrent, il crée toutes les espèces successives jusqu’à l’homme, pour que l’homme soit sa demeure. Sur Terre, comme sur chaque nouvelle terre de la Galaxie, Dieu crée les hommes de sorte qu’ils se multiplient ensuite eux-mêmes, en étant responsables de leur postérité. Pour se représenter cela, prenons ces exemples : comme la forêt ne peut exister sans les arbres qui la composent ni ces derniers sans la forêt où ils se trouvent, ou encore : comme l’astre ne peut exister sans les particules qui le constituent ni ces dernières sans l’astre où elles se forment, Dieu n’existe point sans les hommes ni ces derniers sans Dieu. Mais la forêt est plus grande que les arbres, l’astre est plus grand que les particules, et Dieu est plus grand que les hommes qui lui servent de demeure partout dans son univers. Ce sont là les dimensions de Dieu et celles des hommes !

Les évidences de l’existence

(17) Lorsqu’on explique à quelqu’un l’ouvrage que l’on vient de faire, on lui montre pourquoi et de quelle manière on l’a fait. Mais pour être entièrement juste dans les domaines de la science, il est nécessaire d’expliquer pourquoi l’homme existe tel qu’il est avec son esprit duquel son oeuvre sort. L’oeuvre d’un homme montre en elle-même celui qui l’a faite, les deux étant indissociables. L’homme produit des oeuvres selon ses besoins. Mais d’aucune façon il ne fait la science qui l’a fait lui-même. Je vous demande alors de constater que ce qui sort de vos mains vient de votre esprit, et que vous-mêmes êtes forcément le fruit d’un esprit plus grand. Ce grand esprit c’est Dieu, l’esprit céleste qui remplit tout l’univers au milieu duquel les astres évoluent.

(18) Puisque les oeuvres humaines ne sont point conçues et créées par hasard (involontairement) mais par pure volonté, l’homme ne peut être en soi le fruit du hasard, sinon le hasard s’arrêterait à lui forcément ! Comment comprendriez-vous qu’une maison soit le fruit de la volonté de l’homme qui l’a bâtie à dessein, et que l’homme, lui, soit le fruit du hasard ? Mais pour créer un homme il faut plus d’intelligence que pour faire les oeuvres qui sortent de ses mains. Et puisque c’est à dessein que l’on fait un ouvrage, on est soi-même fait à dessein. Et le dessein du Créateur est celui de faire venir les hommes pour qu’ils soient chacun Sa propre existence et vivent tout le chemin de la vie, tel qu’il est conçu dans la deuxième partie du livre. Entendez ici que le propre de l’homme c’est de pouvoir saisir la science par laquelle il existe, pour devenir éternel.

(19) Il est pareillement incontestable que si l’on désire expliquer l’existence d’une maison, ainsi que les matériaux qui furent nécessaires à sa construction, on devra au préalable démontrer l’univers entier avec tous ses éléments. C’est-à-dire qu’on devra expliquer les étoiles, les planètes et leurs satellites qui composent les galaxies ; cela, en démontrant l’électromagnétisme par lequel ces astres existent et évoluent. Il en sera ainsi jusqu’à la formation de la Terre, de ses continents, de son eau, et des ères nécessaires à la création des espèces successives jusqu’à l’apparition des hommes et de soi-même au jour où l’on contemple cette maison. Vous le voyez, il faut percevoir le tout avant d’en arriver à la compréhension de soi et de l’oeuvre que l’on fait.

(20) Cela signifie également qu’on ne peut comprendre une chose ou un être à partir de ce que l’on observe d’eux. Non, on ne peut pas expliquer la Terre à partir de la Terre, ni le Soleil à partir du Soleil, ni l’homme à partir de l’homme ! On ne peut le faire qu’à partir des éléments qui amènent leur existence. Dans la deuxième partie du livre vous saisirez ces paroles. Car, comme une figure fort complexe peut être représentée par une esquisse fort simple, je montrerai aux yeux de tous la figure complexe de l’univers avec peu de traits. Et là vous comprendrez qu’il suffit de connaître l’essentiel pour être sur la voie, mais qui ne peut se révéler qu’avec des évidences indéniables, susceptibles d’aucune démonstration. La première de ces évidences, à l’origine de tout raisonnement, est celle-ci : puisque nous sommes tirés de l’univers et vivants, c’est que l’univers est lui-même vivant. Car il va de soi que ce qui est vivant ne peut naître de ce qui ne l’est pas...

(21) Alors l’on dira : la matière est donc vivante ? Effectivement, la matière est vivante et les astres le sont. Mais les astres ont leur vie d’astre. Les plantes ont leur vie de plante. Les animaux ont celle de leur espèce ; et les hommes, qui sont le tout, ont en eux la vie de Dieu. Si je dis ici que l’esprit qui vous anime est une activité électromagnétique découlant de celle des astres et des particules qui les composent, ainsi que des mondes vivants, vous ne pouvez encore savoir de quoi je parle. Mais progressivement je vous le ferai saisir, en vous montrant que l’univers entier est une activité électromagnétique qui est à la fois : force, corps et esprit de l’Éternel. Alors tout s’éclairera en vous.

L’existence forcée

(22) Dans l’univers, tout existe par raison. Et cette raison précède forcément la venue de la chose ou de l’être. Lorsque le besoin d’un outil se fait sentir, c’est la raison qui le détermine et qui fait agir en conséquence pour le former. La raison précède donc l’oeuvre que l’on fait. Mais pour arriver à saisir la force universelle avec laquelle tout se forme jusqu’aux pensées, penchons-nous sur la réalité immédiate. Commençons par constater que tout ce qui existe en petit ou en grand, depuis la particule jusqu’à l’astre, est forcé d’être tel quel, et là où il se trouve au jour où on l’observe. C’est l’évidence même, montrant que l’existence forcée de toute chose supprime le hasard de sa venue. De plus, il y a obligatoirement une force qui l’oblige à exister. Cette force originelle et éternelle est la force de Dieu, qui est la force électromagnétique avec laquelle tout corps se forme et se meut.

(23) Nous montrerons, dans la deuxième partie, que les astres et les particules ne peuvent exister les uns sans les autres. En effet, ce sont les astres existants qui donnent naissance aux particules qui, à leur tour, donnent naissance à de nouveaux astres par l’unique électromagnétisme qui n’est autre que l’activité de l’aimant. Les astres sont des aimants dont l’activité peut être poussée à l’extrême, comme cela se produit avec les étoiles. N’en doutez pas, ce sera démontré et saisissable par tous.

(24) Convenez, pour l’instant, que la venue de toute chose effective est forcée, obligée d’être. Il faut par exemple cesser de dire que c’est la feuille de l’arbre qui pousse de sa propre initiative, ne serait-ce parce que les choses et les êtres qui n’existent pas encore ne peuvent avoir de volonté... Mais puisque ce sont les conditions de vie données par les astres qui créent le besoin d’existence de l’arbre avec ses feuilles, il faut en conclure que tout est obligé d’exister tel quel et non autrement. Dites : tout ce que j’observe autour de moi, est obligé d’exister tel que je le vois, sinon il n’y aurait rien ! Ce sera l’une des premières paroles véritables que vous prononcerez dans le réel. Par comparaison, la non raison d’existence d’une chose ne permet pas à cette chose d’exister, parce qu’il n’y a rien qui puisse l’amener. En étant obligé d’exister, on ne peut l’être par hasard mais par volonté et dessein. Abstenez-vous alors de croire que tout pourrait être différent, car si cela pouvait être autrement, ce serait autrement et toujours tel quel... On est donc certain que tout ce qui s’offre aux regards est obligé d’exister tel qu’on le voit.

(25) Ce qui est virtuel n’est pas réalité, et ce qui est artificiel est hors nature. Mais l’obligation d’existence des choses ne peut s’entendre seule et isolément, parce que ce qui existe ne peut trouver corps que par relation avec ce qui fut. Or, puisque tout existe par ce qui fut, on en conclut forcément que tout existe pour ce qui sera, en assurant ainsi la continuité. Assurément, il s’agit là du passé du présent et de l’avenir que nous avons vus sur le tableau de la progression du monde. Toutefois, lorsqu’on les évoque on n’explique rien. Mais quand on constate que tout est obligé d’exister (le présent) par ce qui fut (le passé), pour ce qui sera (l’avenir), on commence à pressentir la force d’existence qui, en plus de supprimer le hasard, montre qu’il y a avancement et dessein. On en conclut forcément qu’il y a obligation d’existence, par relation avec ce qui fut, pour la continuité. Ce qui indique qu’il y a chemin de vie indépendant de la volonté humaine, et plus que cela, je vous le dis.

(26) Lorsque nous aurons constaté comment les astres naissent, grandissent, engendrent et disparaissent chacun à leur tour, alors il apparaîtra nettement que ce n’est pas le temps qui passe, mais que c’est l’être vivant qui passe avec les astres qui en font autant. Car l’on est matière, sur un astre de matière, au sein de la matière du volume de l’univers qui change perpétuellement d’état. Alors, puisque l’avenir dépend de cela et non de la volonté humaine, et qu’on ne peut pas influer sur l’avenir, on doit cesser de crier : construisons ensemble notre avenir ! Car c’est comme si on disait : orientons le travail des astres à notre convenance, pour orienter notre marche dans le sens que nous voulons ! Peut-on seulement parler d’avenir lorsqu’on ignore qu’il y a un chemin de vie provenant de l’évolution des astres, et qu’il est le seul chemin pouvant être suivi par le monde ? On ne le peut. C’est pourquoi les hommes sont dans l’erreur pour tout.

Les éléments de l’univers

(27) Lorsqu’on sait qu’un satellite devient une planète, puis une étoile selon les circonstances, peut-on dire qu’il existe trois sortes d’astres ? Cela est impossible, puisqu’il s’agit du même qui change. Cela est semblable pour la particule. Car la particule et l’astre qui est fait de particules, sont tous deux des corps solides qui changent par leur activité électromagnétique. Si un niais venait observer de temps en temps un poussin dans sa croissance, il ne saurait pas qu’il s’agit du même oiseau qui change, mais croirait regarder à chaque fois un autre oiseau. Eh bien les savants ont cette attitude devant les astres et les particules, parce qu’ils les voient différents dans leur nature et fort nombreux dans la diversité. Plus dénudés que les branches auxquelles on a retiré l’écorce, ils ne s’aperçoivent pas qu’il s’agit des mêmes masses qui changent, car ils ne peuvent concevoir que les particules et les astres sont des aimants qui naissent, se développent, engendrent et passent grâce à l’activité électromagnétique de la matière. Mais ne disent-ils pas qu’ils connaissent bien l’univers ?

(28) Nous verrons que certaines planètes, comme Jupiter Saturne Uranus et Neptune, sont des corps solides entourés de gaz qui deviendront étoiles tour à tour dans le tiers inférieur de la Galaxie, vers le bord. Puis ces étoiles remonteront avec leurs astres vers le centre de la Galaxie où elles s’éteindront lorsqu’elles n’auront plus de matière à restituer à l’espace. Nous verrons ainsi ce que seront les mondes à venir qui sont en aval du Soleil, comme le sont Neptune, Uranus, Saturne et Jupiter, et les mondes qui existent en amont du Soleil, en allant vers le centre de la Galaxie. Ces quatre mondes à venir, où il y aura des hommes, arriveront à leur tour dans ce jour singulier et redoutable où nous sommes ; et les mondes, en amont du Soleil, qui nous précèdent sur le chemin de la vie, sont déjà passés par ce jour.

(29) Bien que l’homme soit encore comparable à une chandelle éteinte, le livre de vie l’éclairera. Il saura alors qu’étant la seule créature qui puisse raisonner et saisir les éléments avec lesquels tout existe, il est en soi le seul être de l’univers qui puisse accéder à la lumière. Par conséquent, il ne peut y avoir dans les galaxies une créature supérieure à l’homme. Patientez, et vous aurez cette connaissance qui illuminera votre face et vous révélera par ailleurs que l’univers n’est nullement chaotique mais stable et d’une grande subtilité. Car tout est créé à dessein, par amour, par raison, et dans une parfaite harmonie.

(30) Il était donc impossible, à ceux qui se proclament savants, d’enseigner quoi que ce soit de véritable sur les astres et les mondes vivants du ciel auxquels notre monde appartient ; parce qu’ils voient l’univers composé uniquement de matière. Ils ne comprennent pas qu’il renferme à la fois l’esprit, la matière, l’âme, le corps, la force, le renouvellement et l’éternité que l’on définit comme ceci :

L’ESPRIT = Intelligence et fécondation
LA MATIÈRE = Essence composant l’espace et les astres
L’ÂME = Entité et continuité
LE CORPS = Tout ce qui se voit et se touche.
LA FORCE = Activité électromagnétique des masses
LE RENOUVELLEMENT = Cycle perpétuel de la matière.
L’ÉTERNITÉ = Présence constante des galaxies.

(31) Si donc l’on ne s’aperçoit pas que l’univers est composé de ces éléments, il n’y a aucune compréhension ni élévation possibles. Mais lorsqu’on prend conscience qu’il est bien ainsi, on ne peut que s’approcher de la vérité, les voies de l’égarement étant ensevelies. Fondues ensemble, ces sept parties ne peuvent être dissociées ni étudiées séparément. Et c’est en elles que je vous conduis pour vous tirer du séjour des morts et vous sauver. Lorsque vous aurez mangé à ma table, plus rien de cela ne vous sera étranger. C’est alors qu’il vous apparaîtra ce qu’étaient les ténèbres et la folie des hommes qui en résultait.

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