Première partie : accomplissement des Écritures

19

Les mondes de l'univers

(1) L’esprit et la matière n’étant point séparables, la science des Écritures et la science de l’univers sont ensemble une seule et unique science. Les prophètes la connaissaient. C’est pourquoi, et bien qu’ils eussent écrit le Livre il y a des milliers d’années, ils parlent déjà du globe de la Terre, ou du cercle de la Terre pour montrer qu’elle est ronde ; de l’atome de la poussière, indiquant qu’il y a plus petit que ce que l’on voit ; des étoiles et leurs astres, signifiant que les étoiles ont des astres comme le Soleil a les siens, et que notre monde n’est pas une exception. Ils parlent aussi de la Roue remplie d’yeux en dedans et en dehors, montrant la Galaxie entièrement habitée ; des liens des pléiades et des cordages de l’Orion, révélant les attaches matérielles des astres ; et d’autres choses encore qui témoignent de leur grand savoir.

L'espace et les galaxies

(2) Il n’est pas indispensable d’observer ce que renferme l’univers avec des télescopes, parce qu’il ne peut être pressenti et démontré que par son seul côté matériel. Pour le saisir pleinement, il faut comprendre d’abord qu’il est un volume entièrement composé de matière ; c’est-à-dire qu’il est le contraire du vide. En effet, tout comme le temps, l’espace n’existe que par la matière qui le forme. C’est pourquoi j’ai dit qu’entre les astres et entre les galaxies, l’espace est un volume tout en matière éthérée. On est certain qu’il en est ainsi, parce qu’un volume ne s’entend nullement par des formes ou par des limites, mais uniquement par la matière qui le compose et au sein duquel il y a des distances, des intervalles. Il est pour cela fort aisé de voir que l’espace intersidéral et intergalactique est un volume intégralement matériel, ne serait-ce que par les distances qui séparent les astres et les galaxies. Mais bien d’autres choses nous montreront que l’espace est entièrement formé de matière éthérée et subtile à l’origine des particules qui composent les astres, et ces derniers les galaxies.

(3) Pour qu’il n’y ait pas de confusions dans vos esprits, sachez pour toujours que les galaxies qui meublent l’espace de loin en loin sont des roues composées d’étoiles avec leurs astres, et de nuages de vapeurs et de poussières provenant de leur travail. Avec la famille solaire, nous sommes à l’intérieur de l’une de ces roues et parmi les mondes qu’elle renferme et qui sont aussi nombreux que les étoiles. Ces mondes sont la raison d’être des galaxies qui remplissent l’espace.

(4) Pour savoir ce qui se déroule au sein des galaxies, donnons ici quelques explications succinctes sur leur composition. Sachons d’abord que, comme les êtres se renouvellent, les astres qui composent une galaxie se renouvellent pareillement. C’est pourquoi une galaxie est le plus grand corps constitué par la matière qui s’intègre et se désintègre en permanence, par l’activité électromagnétique des astres qui sont des masses aimantées. Nous verrons qu’un astre est une sphère dont la partie métallique occupe quasiment tout le volume, et que cette sphère est aimantée par l’astre duquel elle descend.

(5) L’aimantation est une activité, un mouvement de matière qui forme d’abord la magnétosphère de l’astre, puis les électrons qui constituent les lignes de force et les anneaux encerclant cet astre. La magnétosphère est l’essence de l’espace qui descend sur l’astre en se condensant et en faisant pression sur tous les corps. Cet apport d’essence occasionne ensuite la formation des lignes de force qui partent d’un hémisphère et arrivent sur l’autre après avoir formé des anneaux dans l’espace. Ces anneaux invisibles encerclent l’astre de loin en loin, à l’aplomb de l’équateur. Et ce sont eux qui finissent par donner naissance à d’autres sphères aimantées, plus petites, qui sont leurs satellites. Ceux-ci croissent à leur tour, et deviennent des astres à part entière. Un enfant pourra en saisir les explications.

(6) Pour l’instant, retenons seulement que les astres qui constituent une galaxie sont des masses aimantées ayant chacune une magnétosphère. Ces magnétosphères, qui se font sentir très loin dans l’espace, s’ajoutent les unes aux autres pour n’en former plus qu’une seule et immense qui entoure la galaxie. Inversement à cela, les étoiles de cette galaxie brûlent et se consument en rendant à l’espace l’essence qui leur a donné corps. C’est ce qui constitue le vent solaire et le vent de toutes les étoiles qui forment ensemble un très grand souffle galactique et une immense lumière. Cela étant, les galaxies sont entourées à la fois d’une magnétosphère (qui est comparable à une aspiration) et d’un souffle (qui est comparable à une expiration), car la magnétosphère est l’essence qui arrive sur elles, et le souffle est l’essence qui en repart. La magnétosphère est l’apport de matière, qui fait partie de l’INTÉGRATION. Le souffle est la dépense de matière, qui fait partie de la DÉSINTÉGRATION. Apport et dépense continuels de la matière donnent existence aux galaxies qui, de la sorte, se renouvellent perpétuellement.

Naissance et formes des galaxies

(7) Comme la particule naît d’une autre particule et l’astre d’un autre astre, la galaxie naît pareillement d’une autre galaxie. Il s’agit d’abord d’un amas d’étoiles qui, tel un embryon, se forme au sein de la roue, puis en sort et se développe ensuite. Lorsqu’un amas se détache de la branche d’une galaxie qui lui donne naissance, il a la forme d’une boule qui tourne sur son axe, et qui prend peu à peu une forme aplatie. Ce mouvement de rotation, que la petite galaxie acquiert, est dû aux étoiles qui s’éteignent en son centre ; parce que le grand vide occasionné par la disparition soudaine de l’immense magnétosphère d’une étoile qui s’éteint, se comble aussitôt par les étoiles environnantes. Cela forme une aspiration, une force motrice qui entraîne les étoiles vers cette région où elles disparaissent lorsque leur masse est entièrement consumée. Une étoile se consume, et vient le moment où elle est entièrement consumée. Mais la durée mise pour se désintégrer est infiniment plus longue que celle qu’il lui fallut pour se former.

(8) Tout ce qui est dit sera mis à observation. Pour l’heure, notons que c’est la disparition des étoiles géantes et âgées qui entraîne les autres étoiles vers le coeur de la Roue. Ce mouvement fait aussi tourner la Galaxie sur elle-même et forme ses branches qui s’enroulent en spirale. Et par la force centrifuge qu’elle exerce, cette rotation crée aussi la séparation des étoiles d’inertie différente. En raison de cela, on doit se représenter les familles lourdes en masses (telle la famille solaire) dans le tiers inférieur, les familles moyennement lourdes dans le tiers du milieu, et les familles légères dans le tiers du centre, formant le bulbe de la Galaxie. Il en est ainsi, parce qu’une famille stellaire s’allège en masses au fur et à mesure que ses planètes destinées à briller la quittent. La famille solaire connaîtra cet allégement progressif, lorsque Neptune, puis Uranus, puis Saturne, puis Jupiter deviendront étoiles et la quitteront chacune à leur tour.

La Galaxie

3- La Galaxie

(9) Voici notre Galaxie, vue sur la tranche. Cette image nous fait prendre conscience qu’une telle magnificence ne peut exister dans l’espace sans raison, sans but, sans volonté et sans dessein. Toutefois, si grande soit-elle, elle n’est qu’un petit point lumineux parmi les myriades de myriades de points semblables répartis dans l’espace illimité. Mais elle apparaîtrait telle qu’on la voit ici si l’on en sortait et qu’on la regardait de l’extérieur. Imaginons alors que nous nous en éloignions avec la Terre, jusqu’à ce qu’elle nous apparaisse ainsi sur l’horizon. Elle est si grande qu’il faut tourner la tête vers la gauche puis vers la droite pour voir ses extrémités. Ainsi sa magnificence nous apparaît.

(10) Depuis le bord jusqu’au Soleil, il s’agit d’une petite distance dans laquelle nous trouvons les mondes du genre animal, comme ceux qui nous précédèrent sur la Terre, et celui des hommes. Et à partir du Soleil jusqu’au centre, il y a, dans cette grande distance, les mondes d’anges dans lesquels nous entrons avec la famille solaire qui se dirige vers le centre de la Roue. Mais partout où nos regards se portent, il y a des terres avec de la verdure, des mers et des êtres. Car dans cette immense maison, il n’existe pas un seul endroit où il n’y a pas de créatures vivantes, pas d’étoiles qui brillent en vain et inutilement.

Les profondeurs de l’univers

(11) Si nous pouvions voir notre Galaxie couchée au-dessus de l’horizon, comme si nous en étions sortis avec la Terre et que nous la regardions de loin, n’est-ce pas le plus grand et le plus beau spectacle auquel nous assisterions ? Imaginons alors qu’avec la Terre seule nous partions plus loin encore dans l’espace intergalactique, jusqu’à ce que nous nous trouvions à mi-distance de la galaxie voisine vers laquelle nous allons. Depuis cet endroit, cette galaxie et la nôtre sont de même taille et fort petites à nos yeux. On remarque alors qu’on ne distingue plus leurs étoiles. Nous ne voyons que la lumière générale des deux galaxies et non leurs étoiles que nous ne pouvons plus distinguer. Partout où nous regardons dans l’espace, nous apercevons des points lumineux semblables. Ces points ne sont pas des étoiles mais des galaxies, des myriades de galaxies en tous sens et de loin en loin qui occupent tout le volume de l’univers. Quel spectacle !

(12) Maintenant éloignons-nous à volonté de nos deux galaxies, et allons à la rencontre des suivantes aussi vite que nous le ferions en marchant sur les pierres d’un gué. Avançons ! Avançons ! Et faisons-le pendant mille de nos années ! Durant tout ce temps, jamais nous ne rencontrons de fin, et jamais nous ne sommes dans le néant où il n’y a point de lumières visibles, car partout les galaxies luisent au loin. Éloignons-nous encore, toujours en ligne droite, et pendant cent millions d’années cette fois ! Nous ne nous heurtons jamais à une barrière, nous ne rencontrons jamais de mur, car il n’y a ni limite ni bord ni fin. Les points lumineux sont toujours devant nous. On en aperçoit ici et là, formant des traînées dans l’espace, mais il y en a partout ! Cela fait maintenant cent millions d’années terrestres que nous avons perdu de vue notre Galaxie, et nous avançons toujours... toujours... toujours... L’univers, c’est toujours.

(13) En revenant maintenant doucement sur Terre, on comprend mieux ce qu’est l’éternité dans ce voyage car, si elle n’existait pas, avec quoi pourrions-nous limiter le volume et la durée de l’univers ? Avec le mot fin ? Il suffit d’imaginer des limites pour s’interroger immédiatement sur ce qui les forme ou sur ce qu’il y a derrière, car l’esprit ne peut s’arrêter à des limites. Aussi, partout où nous étions, Dieu se trouvait. Et c’est avec ses yeux que nous regardions l’immensité durant notre déplacement qui nous a fait côtoyer des myriades de mondes vivants, des myriades de mers remplies de peuples, de navires, et de prairies dans lesquelles paissent les troupeaux. Mais, là-bas, où était notre référence pour nous situer dans l’immensité ? Que valaient notre heure et notre année terrestre dans ces lointains espaces ? Nous étions seuls avec l’Esprit céleste, sans autre repère que les points lumineux s’étendant à l’infini, dans toutes les directions.

(14) Puisqu’on ne peut faire un volume de vide... il est certain que vous n’avez point voyagé au sein de l’espace dépourvu de matière, mais dans l’essence avec laquelle le volume spatial et les astres se forment. Aussi, écoutez-moi ! Au milieu de toutes ces roues où vous étiez allés, et qui sont composées de myriades d’étoiles avec leurs astres, pensiez-vous vraiment qu’une seule de ces étoiles (notre Soleil) éclairait un monde vivant ? Aviez-vous le sentiment que toutes les autres étoiles brillaient vainement et inutilement dans le ciel ? Quand nous démontrerons que ce sont les planètes qui font briller les étoiles, personne ne pourra plus croire qu’une seule de ces planètes (la nôtre) est habitée parmi ces myriades de roues. Ce voyage, qui éclaire l’esprit sur les profondeurs de l’univers, fait de lui-même prendre conscience que le Soleil n’est pas l’Étoile, ni la Terre la Planète de l’univers, mais qu’ils ne sont que des astres parmi d’autres astres semblables qui composent la Roue.

Mouvement et déplacement des galaxies

(15) Le mouvement de rotation de notre Galaxie ne peut nous apparaître depuis la Terre. Cependant, en nous trouvant vers le bord (dans le tiers inférieur) et loin du centre de cette grande roue, nous nous déplaçons dans l’espace à une vitesse inouïe ! Et les distances que nous parcourons sont effrayantes ! En nous déplaçant de la sorte, comme sur un cercle, nous nous éloignons constamment de certaines galaxies et allons à la rencontre d’autres. Celles dont nous nous éloignons à vive allure nous apparaissent forcément plus rouges que blanches, tandis que celles dont nous nous approchons nous apparaissent plutôt bleues que blanches, parce que la vitesse de notre déplacement fait varier leur couleur à nos yeux. Or, ce phénomène du changement de couleur aggrave considérablement le défaut de vision des savants. Car, en voyant les galaxies s’éloigner d’eux, alors que ce sont eux qui s’éloignent d’elles, ils ne peuvent s’empêcher d’en conclure que l’univers est en expansion... C’est ce qu’ils enseignent.

(16) En nous trouvant près de l’extrémité d’une branche courbe, nous voyons davantage les roues desquelles nous nous éloignons que celles vers lesquelles nous allons. Et c’est en raison de notre propre déplacement que les savants voient l’univers comme une gigantesque boule constituée de galaxies qui ne cessent de s’éloigner les unes des autres, poussées par le souffle de l’explosion initiale qui les aurait formées. Mais s’il en était ainsi, ne faudrait-il pas que l’espace où cette expansion se produit soit illimité ? Ce qui n’a pas de limite est forcément éternel. Seul l’espace serait éternel à leurs yeux ? Qu’est-ce qui forme cet espace selon eux, et jusqu’où l’imaginent-ils ? Fait-il partie de l’univers ou n’en fait-il point partie ? Ne leur faut-il pas répondre à ces questions ?

(17) Par ailleurs, si on s’éloigne rapidement et à volonté de leur immense boule de galaxies (qui est la totalité de l’univers pour eux), on finirait forcément par la voir grosse comme un amas d’étoiles, puis comme la Terre, puis, plus loin encore, comme un petit point qui réduirait encore jusqu’à disparaître des regards... Qu’est-ce donc que ce minuscule et étrange univers au milieu de l’espace illimité, et semblable à un grain de sable qui disparaît rapidement des regards ? N’est-il pas un défi à la raison ?

(18) Non, l’univers n’est pas une petite chose locale et temporaire qui existerait à partir d’une explosion du rien venant de nulle part, et qui se serait produite par hasard... Il est le domaine de Dieu qui n’a point de limites de profondeur et de durée, car vous avez vu qu’il existe partout et toujours, voyageurs célestes ! Vous ne pouvez donc pas avoir de vie propre, parce que vous avez la vie du Tout-Puissant en étant l’une de ses innombrables demeures. Comme aucun corps n’a de poids propre, aucune créature n’a de vie propre, sa vie étant celle de Dieu qui existe partout. Cette révélation vous donnera consistance et une raison évidente d’avoir des mains et des pieds autour d’un coeur. Croyez qu’il en est ainsi, parce que la vie existe où que l’on soit dans l’univers, et se manifeste sur toutes les planètes où il y a de l’eau liquide. Or, il sera montré qu’il y a autant de terres habitées qu’il y a d’étoiles ! Voyez alors que nous ne sommes point seuls mais nombreux dans l’éternelle immensité.

Les proportions des masses

(19) Durant notre très long voyage, nous nous sommes aperçus que, si grandes soient-elles, les galaxies n’étaient en vérité que d’infimes points brillants dans le lointain. Et nous avons également remarqué que nous étions constamment au centre d’une sphère délimitée par ces points brillants encore perceptibles aux regards. Aussi, qu’il s’agisse d’un astre ou d’une galaxie entière, ces corps ne sont en vérité que des corpuscules dans l’immensité. Il en est ainsi, parce que dans le volume sans fin de l’univers, la dimension des objets n’est qu’une affaire de distance séparant les objets de soi. Ce qui se remarque aisément dans notre propre Galaxie, où les étoiles nous apparaissent comme d’infimes points brillants sur la voûte céleste.

(20) Comment serait-il alors possible d’observer les planètes des étoiles depuis la Terre ? Nous ne pouvons y parvenir, car même Jupiter nous apparaît comme un petit point lumineux dans le ciel, alors qu’il est à notre porte. Nous l’apercevons parce qu’il est proche de nous. Mais s’il se trouvait aux confins de la famille solaire, nous ne le verrions déjà quasiment plus, car une planète ne renvoie que faiblement la lumière de son étoile. Il est pour cela inconcevable de pouvoir observer visuellement les planètes des étoiles, même les plus proches. Nous ne le pouvons, surtout que quand le disque d’une planète est entièrement éclairé par son étoile (comme la pleine lune) par rapport à nous, cette planète se trouve forcément à l’arrière plan de cette étoile. Aussi le peu de lumière renvoyé par ce point infime se fond dans la puissante lumière de l’étoile que nous observons. C’est pourquoi, même avec un grand télescope, il est impossible de remarquer les planètes des familles stellaires autres que la famille solaire.

La discrétion des anges

(21) Connaissant fort bien la matière et la force qui composent ensemble l’univers, je dis que, quelle que soit son apparence, la force n’est autre que matière en mouvement. Il n’y a pas des forces, mais la force. Les ondes font également partie de cette force unique, car elles sont toujours des vibrations occasionnées dans la matière, des vibrations diverses qui se répercutent de loin en loin au sein de cette matière. C’est d’ailleurs parce que l’espace (le volume illimité de l’univers) est constitué d’essence que les ondes peuvent se propager et s’interpénétrer dans cet espace. Chose qui ne pourrait se faire avec des électrons, car, si petits soient-ils, ils sont des corps qui se heurteraient. Non, les ondes ne sont que vibrations de la matière, et non émissions d’électrons. Nous reviendrons sur les ondes en temps voulu pour les expliquer. Et là vous saisirez que tous les mondes du ciel sont reliés entre eux.

(22) S’il en est ainsi, direz-vous, pourquoi alors les anges de la Roue ne se font-ils pas connaître ? Pour quelle raison ne se manifestent-ils pas, alors que nous pouvons aujourd’hui communiquer avec eux par les ondes ? Je réponds à cela que seuls les hommes de la Roue désirent communiquer avec d’autres mondes, et non les anges qui connaissent toute la vérité. Or, dans la Roue, les mondes d’hommes qui sont approximativement dans notre temps et encore dans les ténèbres, se trouvent forcément à l’opposé de nous dans la Galaxie et fort éloignés. Il n’y a donc aucune possibilité de communiquer avec eux. Par ailleurs, vouloir communiquer avec d’autres mondes est l’expression de la grande détresse de l’homme ignorant qui, ne connaissant point encore la vérité, se sent seul et abandonné dans l’immensité.

(23) N’ayant rien à leur dire, les anges ne cherchent nullement à communiquer avec les hommes. N’est-il pas écrit que le Fils viendrait vous conduire dans toute la vérité, au temps marqué ? Il est en effet nécessaire que ce soit lui qui vous conduise en elle ce jour-là, pour séparer les fils de ténèbres des fils de lumière. Il doit juger et mettre un terme au monde corrompu ; parce que la destruction quotidienne de la Terre et de ses habitants doit cesser pour laisser la place au sanctuaire et au règne de Dieu.

(24) Le moment venu, le Schilo (le Christ) vient donc mettre un terme à toute autorité, toute puissance et toute domination sur chaque Terre où Dieu l’envoie. Toutefois, ce n’est point le même homme de chair et d’os qui arrive dans ces mondes, mais l’esprit de vérité, qui est pareil ici ou ailleurs dans l’univers et dans l’homme que Dieu suscite pour le servir. La vérité est unique. Et si les mots choisis pour la dire varient quelque peu d’un monde à l’autre, ils n’en expriment pas moins la réalité. Et tous entendent.

(25) Ainsi, chaque monde du ciel voit un jour le Schilo arriver avec puissance, pour arrêter avec son doigt le train du monde allant à la perdition. Il le fait par l’écriture, en expliquant patiemment aux hommes ce qu’il en est exactement du réel. Le Fils unique est unique seulement dans le monde où il se lève. Car je viens de dire que le Père a autant de fils semblables qu’il a de mondes vivants dans son univers. Et ses fils se ressemblent en tout point, parce que Dieu est l’esprit qui les anime, l’esprit unique de vérité.

(26) Les mondes du ciel qui se trouvent en amont du Soleil, sont donc tous passés par ce jour singulier de la venue du Christ. Alors il va de soi que les anges s’abstiennent de manifester leur présence, d’autant qu’ils ne pratiquent pas les ondes à la manière des hommes, et aussi parce que ce qu’ils pourraient révéler, le Fils le révèle. Non, aucun d’eux ne se substitue à celui auquel ils sont redevables de leur salut, comme le seront ceux qui poursuivront leur vie dans le royaume de Dieu.

(27) Si donc les anges du ciel expliquaient eux-mêmes la vérité, ils anéantiraient forcément la mission du Fils qui consiste à vous éclairer, à vous séparer des boucs, et à sauver vos vies. Comprenez-vous que s’ils communiquaient avec le monde par les ondes, ils le feraient obligatoirement avec les scientifiques, les militaires, et autres chefs qui dominent les peuples ? Dans ce cas, ces hommes par qui vient la fin en sortiraient fortifiés et grandis, tandis que les pauvres gens humbles de coeur en seraient pour toujours leurs victimes. Il n’y aurait donc point de purgatoire. Alors les princes des ténèbres régneraient jusqu’à ce qu’ils amènent l’extinction de toute vie. Voilà pourquoi les anges du ciel ne se mêlent point de ce monde ni d’autres mondes, car étant eux-mêmes passés par le purgatoire, ils savent que le Fils viendra au temps marqué leur faire connaître la vérité et les sauver des puissances maléfiques.

(28) Jusqu’à sa venue, la plupart des hommes se croient seuls dans l’immensité. D’autres imaginent l’univers peuplé de monstres se faisant la guerre en permanence, comme le font les hommes ténèbres de ce monde. Mais nul ne pense aux anges paisibles des deux sexes connaissant la vérité, parce qu’ils ne savent pas encore ce qu’est la raison d’être des astres, ni que les hommes saints deviennent anges le moment venu. Et tels vous étiez car, pour princes, vous aviez les enseignants du mensonge et les organisateurs de la destruction massive du monde. Comment alors auriez-vous pu savoir que les seuls monstres de la Roue sont ceux qui détruisent leur Terre et ses habitants ? Ils sont parmi vous. Ils règnent en vous tenant sous leur autorité. Et vous les connaissez !

(29) Puisque le mal infirme la vie et l’arrête, alors que le bien lui laisse libre cours et la protège, lequel des deux doit vaincre l’autre ? Sont-ce les hommes qui conduisent le monde à sa ruine qui doivent régner sur la Terre ou ceux qui marchent dans les voies du Tout-Puissant ? Si donc ceux qui règnent aujourd’hui pouvaient communiquer avec les mondes du ciel, ou aller de monde en monde comme ils l’espèrent, ils agiraient sur eux comme ils agissent sur vous depuis l’antiquité. Qu’adviendrait-il alors d’un monde naissant, comme celui qui paraîtra autour de Jupiter, si les chefs des peuples, les trafiquants, les conquérants, les riches, les prêtres, les scientifiques et les militaires de notre planète pouvaient y accéder ? Ce monde lointain deviendrait leur victime comme notre monde l’est devenu, et il ne pourrait même pas arriver au jour où nous sommes ! C’est pourquoi Dieu ne permet pas à ce genre d’individus de communiquer avec les autres mondes, ni de se déplacer dans la Roue. Dieu les rejette, parce qu’ils ne furent que pour montrer le mal, le pousser à son paroxysme et disparaître à jamais.

(30) Sachez également voir que ce qui se pratique aujourd’hui sur toute la Terre existe pour la venue du Fils et le changement de monde qui s’en suit. Rien n’y manque dans aucun domaine. Tout est prêt à me servir, et à servir Celui qui m’envoie. C’est pourquoi l’on me verra arriver dans le monde entier aussi vite que l’éclair, sans que quiconque ait le temps de s’y opposer et tel que Jésus l’annonce.

*

(31) Vous, les saints anges, vous êtes de la race du Père dans toutes les roues, car Dieu vous a créés à sa ressemblance. Ne doutez pas alors de ce que je dis sur votre nature divine, car les hommes qui deviennent anges sont Dieu ensemble dans tout l’univers. Et pour mieux en être conscients, mettez-vous à nu, et allez vous baigner encore et plusieurs fois dans l’espace intergalactique, au milieu des roues remplies de myriades de mondes vivants. Vous en reviendrez avec des regards plus clairs et de plus justes pensées sur les dimensions de l’univers, et de meilleurs sentiments sur les profondeurs de Celui qui vous donne l’être, le souffle et le mouvement.

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