Première partie : accomplissement des Écritures

13

Les temps messianiques

(1) Lorsque nous arriverons au serpent qui exprime le passé, le présent et l’avenir du monde, nous verrons qu’un trait sépare ce monde de ténèbres du monde de lumière. Ce trait est le temps marqué par Dieu. En deçà du trait, il s’agit de ce premier monde dans lequel je vous prends ; et au-delà du trait, il s’agit du nouveau monde où je vous conduis. C’est pourquoi, il fallait que le monde entier soit averti de ce changement, et qu’il serait l’objet d’une récolte au dernier jour ; car seule la postérité d’Abraham, d’Isaac et de Jacob demeurera sur la Terre qui lui fut promise. Ce qui est l’objet de la prophétie.

Incrédulité des hommes et douleurs du Fils

(2) Pour vous faire prendre entièrement conscience de ce changement salutaire qui s’opère aujourd’hui, il me faut montrer dans quels temps le monde est arrivé et qui est celui qui l’explique, en m’appuyant sur les Écritures. Si je n’agissais ainsi, personne ne me croirait. Et d’ici peu vous péririez dans vos voies, car la fin de ce monde est déjà résolue et ne peut être différée. Mais parce que cela est révélé aujourd’hui, tous ceux qui règnent et qui sont incrédules se dresseront comme un seul contre moi. Sachant qu’ils ne pourront survivre à ma venue, ils auront recours aux faux témoignages ou aux insultes, et ne manqueront point de m’affubler de quelque tare ou maladie. Fermez-vous à cela car, bien qu’il s’agisse aussi d’un accomplissement de la prophétie, vous savez que ceux que l’on appelle intellectuels seront unanimement contre moi. Ne se situent-ils pas déjà au-dessus de tous ?

(3) Tout ce que je dis là, n’est-ce point ce à quoi Jésus doit faire face ? Pourquoi met-il les intelligents à la porte ? Et que croyez-vous que soit le sens de la couronne d’épines qu’on lui pose sur la tête ? Je vous le dis, être le Fils dans ce monde, c’est forcément souffrir et être rejeté ; car il lui faut s’adresser à des incrédules et à des gens qu’il ne faut surtout pas déranger. Ce qui en amènera beaucoup à dire : Moi je suis comme Thomas, je ne crois que ce que je vois !

(4) Au sujet de Thomas, qui représente l’incrédule de ce monde, j’ai quelque chose à montrer et à expliquer. Thomas répond à ceux qui lui disent qu’ils ont vu le Seigneur ressuscité :

Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.
Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes (du monde) étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-là dans mon côté ; et ne sois pas incrédule mais crois. Thomas lui répondit : Mon seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui ne m’ont pas vu, et qui ont cru !

(5) Ceci est une image suggestive, faisant venir à la pensée que Thomas exécuta ce qu’il avait dit auparavant et que c’est à partir de cela qu’il crut. Mais il n’en est rien. Car lorsque Jésus lui dit : avance ici ton doigt et regarde mes mains, cela ne signifie pas que Thomas ait mis son doigt dans la marque des clous. Pareillement, avance ta main et mets-la dans mon côté, ne montre pas que Thomas ait enfoncé sa main dans le côté de celui que les soldats ont percé. Peut-on imaginer quelqu’un faire ça ? On ne le peut. Mais quand vous admettrez que la crucifixion de Jésus est tout autre que ce que vous lisez dans le sens des mots, alors vous croirez comme Thomas croit lorsqu’il voit qui est le sauveur.

(6) De même, lorsque Jésus dit : que chacun se charge de sa croix et me suive, ne pensez pas qu’il demande à chacun de porter une croix en bois sur son dos... Non, hommes rompus, c’est la crucifixion d’autrefois qui est prise en figure de ce qui arrive à Jésus pour montrer ses souffrances. Porter ses douleurs, c’est porter sa croix et mourir pour ce monde qui n’a plus d’espoir. C’est pourquoi, la crucifixion de Jésus est ce qui m’arrive, car c’est moi qui porte sa croix. Vous avez lu en effet que Jésus ne porte pas sa croix, mais que c’est Simon de Cyrène qui la porte derrière lui. Simon c’est Pierre, et Pierre je le suis ; car je suis Pierre qui marche vers Jésus, pour voir en lui ma propre image. Ne soyez donc pas incrédules.

(7) Sachez aussi qu’en représentant le Christ par sa croix, vous le représentez de la pire manière qui soit ; car qu’avez-vous à faire de sa douleur, la ressentez-vous ? Hypocrites ! Est-elle transmissible d’homme à homme ou est-ce sa lumière qui l’est ? Des hommes et des femmes sont morts en quantité considérable pour sauver le monde, et le monde n’a pas été sauvé. Abstenez-vous alors de prendre pour emblèmes les douleurs et la mort du Fils, car vous m’attristez. Que croyez-vous donc ? J’étais comme vous. Puis je suis mort pour ce monde comme vous allez mourir pour ce monde, et Dieu m’a ressuscité le premier pour que j’ouvre vos yeux ensuite. C’est pourquoi Jésus dit : je vous ressusciterai au dernier jour. Il s’agit du dernier jour de ce monde.

(8) Toutefois, sans ces douleurs de la croix, je me tairais. Et si je rugis, c’est pour vous réveiller et vous faire entrer dans le temple avec moi afin de vous sauver. Mais plusieurs me considéreront comme puni, frappé de Dieu et méritant la croix sur laquelle je me trouve. Mais je ne suis ni puni ni frappé de Dieu, parce que je me livre moi-même à la mort. S’il n’en était ainsi, qui sauverait le monde ? Si je ne vous conduisais dans toute la vérité, qui le ferait ?

(9) Ma vie est sacrifiée à cause de vous, car je n’ai que les murs de ma prison pour demeure, et la solitude pour compagne. Jésus a dit : le jour viendra où vous me laisserez seul. Et je suis seul comme un pélican au milieu d’un désert ! Mais les larmes que je verse, c’est sur vous que je les verse, parce que je vous vois pris par les soucis du jour et que je crains que vous ne m’entendiez pas. Ce qui me serre la gorge et m’empêche de respirer, car je ne pourrai supporter qu’un seul juste soit ravi de ma main et périsse.

(10) Il serait bon, pour chacun d’entre vous, de porter un regard nouveau sur les Écritures, pour voir et connaître intimement celui que Dieu appelle sur le soir, dans le jardin d’Eden. Il en va du salut de tous et du monde entier. A cet effet, Ésaïe dit sur le serviteur de l’Éternel :

Voici, mon serviteur prospérera ;
Il montera, il s’élèvera, il s’élèvera bien haut.
De même qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi,
Tant son visage était défiguré,
Tant son aspect différait de celui des fils de l’homme,
De même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie ;
Devant lui les rois fermeront la bouche ;
Car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté,
Ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu.

Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?
Qui a reconnu le bras de l’Éternel ?
Il s’est levé devant lui comme une faible plante,
Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ;
Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards,
Et son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé et abandonné des hommes,
Homme de douleur et habitué à la souffrance,
Semblable à celui dont on détourne le visage,
Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.
Cependant ce sont nos souffrances qu’il a portées,
C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;
Et nous l’avons considéré comme puni,
Frappé de Dieu, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés,
Brisé pour nos iniquités ;
Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis,
Chacun suivait sa propre voie ;
Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.
Il a été maltraité et opprimé,
Et il n’a point ouvert la bouche,
Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie,
A une brebis muette devant ceux qui la tondent ;
Il n’a point ouvert la bouche.
Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ;
Et parmi ceux de sa génération,
Qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants,
Et frappé pour les péchés de mon peuple ?
On a mis son sépulcre parmi les méchants,
Son tombeau avec le riche,
Quoiqu’il n’eût point commis de violence
Et qu’il n’y eût point eu de fraude dans sa bouche.
Il plut à l’Éternel de le briser par la souffrance...

Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché,
Il verra une postérité et prolongera ses jours ;
Et l’oeuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.
A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ;
Par sa connaissance, mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes,
Et il se chargera de leurs iniquités.
C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ;
Il partagera le butin avec les puissants,
Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort,
Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs,
Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes,
Et qu’il a intercédé pour les coupables.

(11) Ayant la connaissance des temps, je sais pourquoi Dieu m’envoie en jugeant bon de remettre toutes choses entre mes mains. Et cet ouvrage est dans son entier le témoignage formel que le Père m’envoie véritablement devant vous pour vous garder en vie. Ne ferez-vous alors aucun cas de moi ? Serai-je toujours méprisé, abandonné des hommes comme c’est écrit ? N’aurez-vous d’autres désirs que de mettre des embûches sur mon chemin ? Combien serez-vous à me saisir et à me suivre en toute confiance ? Assurément, je sais ce que sera le comportement des hommes élevés à mon égard ; car avec la venue du Fils, il en est fini d’eux, comme il en est fini de tous ceux qui les suivent. Mais, vous, que ferez-vous ? Me mettrez-vous au nombre des malfaiteurs, comme le dit l’Écriture ? Mettrez-vous mon tombeau avec les riches ? Comment me recevrez-vous ? Avec quelles paroles et avec quelles attitudes justifierez-vous l’Écriture ?

(12) Dieu donne la lumière à ceux qui le recherchent. Mais on ne le trouve point en transgressant ses commandements, comme le font les prêtres et leurs fidèles, les ministres et ceux qui les écoutent ! Non, agir comme ils le font conduit à s’en éloigner et à augmenter son châtiment. Et s’il plut à Dieu de me briser par la souffrance, c’est afin de purifier mon âme durant mon ascension, jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de porter toute la vérité.

(13) Ne lisez pas ces paroles avec les yeux alourdis de sommeil ou en étant indifférents, parce qu’il convient d’effectuer cette ascension vous-mêmes pour votre salut. Sur ce point, il est écrit :

Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel ?
Qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ?
Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur ;
Celui qui ne livre pas son âme au mensonge,
Et qui ne jure pas pour tromper.

(14) Pensez-vous que je vous conduise au sommet de Sion pour vous divertir ? Mais je sais que le monde s’attend à toutes choses, sauf à la venue du fils de la vieillesse d’Abraham. D’ailleurs, plusieurs me diront : tu te fais le fils du Très-Haut, son messager qui était annoncé pour la fin des siècles ; et tu parles en son nom ! Ne crains-tu pas qu’il te châtie pour avoir cette attitude envers le monde que tu viens troubler ? Tu t’ornes toi-même de gloire et de magnificence, car ce n’est point nous qui t’avons placé à notre tête ! A ceux-là, je réponds que plusieurs disent aussi dans l’Écriture : personne ne sait d’où tu sors, et tu viens faire le juge ! Assurément, si telle est votre pensée, les Écritures ne peuvent vous révéler leur contenu et leurs explications resteront vaines. Je ne cesse de dire que je respire la crainte de l’Éternel et que ma crucifixion ne vient pas du Père au nom duquel je parle, mais de vos agissements. Aussi, ne croyez pas que je m’attribue ma gloire, car la gloire de l’homme vient des choses d’hommes, alors que celle de Dieu dont je me glorifie vient de Dieu. C’est pour cela que les prophètes ont écrit le sens des rois mages, mes pères, pour que vous sachiez que celui qui vient de naître est le libérateur attendu.

L’heure de vérité

(15) Les explications à venir montreront qu’il n’y a encore jamais eu de temps messianiques, car ces temps-là sont ceux des derniers instants du monde où arrive celui qui est annoncé. Il est donc temps pour vous de cesser de croire que le Sauveur est déjà venu. Que serait-il venu faire deux mille ans avant l’heure ? Soyez au moins certains qu’un homme annoncé pour tel jour, ne peut être venu avant qu’il n’arrive... Et ce fameux troisième jour où le fils ressuscite, est celui où rien ne manque sur la Terre pour le dernier spectacle que le monde donne inéluctablement aux étoiles, avant le royaume de Dieu.

(16) Je montre ce qui est véritable, afin que vous puissiez me reconnaître dans le Fils de l’homme et me suivre jusque dans le royaume. Et, à cet effet, je prends les Écritures en témoignage, car c’est pour cela qu’elles sont écrites. Toutefois ce n’est point pour moi que je vous demande de me reconnaître, mais pour vous et pour toutes les générations à venir. Jésus dit :

Quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. Il leur dit encore : Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance.

(17) Le royaume est là, à quelques jours seulement. C’est pourquoi, après que les religieux d’abord et les scientifiques ensuite aient tenté vainement de répondre aux interrogations des hommes, au soir du monde, ces derniers ont de plus en plus faim et soif de la vérité. Ils sont alors dans un jeûne qui leur occasionne de grands tourments, et beaucoup se tournent vers les innombrables voyants de la fin des siècles qui en profitent pour les dépouiller. Car, ceux qui se disent voyants, que voient-ils réellement ? Tout d’abord, ils vous voient venir. Puis ils vous sondent pour voir ce qui vous tracasse et quel est le degré de votre crédulité. Instruits de vos réponses, ils essayent alors de voir comment ils vont s’y prendre pour vous soustraire le plus d’argent possible. Ils font eux aussi, et tels ceux qui règnent, des simulacres pour vous convaincre qu’ils détiennent le pouvoir de vous éclairer sur votre avenir et de vous guérir. Puis, de même que les prêtres, ils vous fascinent avec quelques incantations, et vous demandent ensuite de l’argent comme le font tous ceux qui vivent à vos dépens. Et vous les croyez, parce que dans les ténèbres vous avez besoin de croire au salut. Et c’est en eux que vous le cherchez...

(18) Mais l’on me dira : toi-même, n’es-tu point voyant ? Je réponds que si la compréhension de la science de Dieu qui permet de s’élever sur les hauts lieux depuis lesquels on voit loin derrière et loin devant est de la voyance, alors je suis voyant. Je dis qu’il ne peut y avoir de voyance sans compréhension de l’existence. C’est pourquoi Moïse et Emmanuel ne sont pas voyants ; disons plutôt qu’ils sont clairvoyants, car la lumière qui leur donne une vue lucide des choses provient de la science du Tout-Puissant qui leur fait connaître ce qui existe vraiment. Mais pour acquérir cette lumière, il faut être saint d’esprit, et louer seulement Celui par qui tout existe. C’est pourquoi j’ai dit que je ne parle point en mon nom, et que ma parole n’est point esprit d’homme mais Esprit de vérité.

Le veau d’or, dieu des hommes

(19) Moins on recherche la vérité, plus on s’en éloigne et on s’affaiblit en conséquence. Ainsi, on comprend de moins en moins. Alors on instaure des valeurs étrangères auxquelles on se réfère. C’est de la sorte qu’au fil des siècles, l’homme en est arrivé à avoir des conceptions stupéfiantes de la vie. En exemple, bien qu’il soit la cause évidente de tous les maux et de la dévastation de la Terre, le veau d’or (le Dieu des hommes dénoncé par Moïse) n’apparaît toujours pas comme étant à détruire obligatoirement.

(20) Ce que j’explique, c’est qu’en suivant les boucs et en obéissant à leurs règles, les hommes sont devenus si faibles dans le raisonnement et si inversés dans le jugement, qu’ils ne parviennent pas à déduire qu’il suffit d’ôter ce veau de la Terre (la monnaie des nations) pour faire disparaître la misère, la douleur, l’injustice, la guerre, la destruction et la dévastation ; ainsi que la corruption, la domination, la servitude, la maladie et sauver la postérité. Non, nul n’y parvient !

(21) Devenus tous sourds, aveugles et lents à la compréhension par les siècles de ténèbres, il n’apparaît même pas aux saints d’esprit, que l’argent n’a servi qu’à faire des oppresseurs et des opprimés ; qu’il n’engendre que le pillage, la corruption des esprits, la détérioration de toutes choses, les villes monstrueuses, la formation de classes d’hommes, la guerre, la dévastation, la dégradation ; ainsi que la maladie, la misère, la souffrance, le désespoir, l’artifice, l’ébranlement de l’ordre originel établi entre toutes choses, et qu’il a fini malgré cela par avoir plus de valeur que la vie des humains ! Mais on ne peut plus ôter ce veau d’or, parce que tout est bâti avec lui et que plus rien ne tiendrait si on le retirait. Entraînant tout vers le bas, vers l’enfer par conséquent, il périra avec ce monde qui en a fait son dieu, son but, sa raison de vivre. Il n’entrera pas dans le monde à venir.

Les voies de la perdition

(22) Comme Dieu l’a demandé, vous auriez dû vous abstenir de suivre les coutumes de vos pères. Mais vous agissez d’une manière semblable, car vous adorez les mêmes dieux, comme l’industrie, l’argent, le pouvoir, la gloire et le profit. Cependant, il y a une autre façon de se conduire que celle qui consiste à détruire ce par quoi l’on vit, en faisant fi de la postérité et de toutes les espèces de la création. Vous entendrez donc de moi un autre cantique que celui de vos dirigeants : produisons ! produisons ! peu importe si ce que nous produisons est nuisible au monde, pourvu que cela engraisse notre veau d’or, notre grand dieu qui nous fait vivre ! Devenir fous et vous détruire en produisant ce qui perd le monde, seraient-ce votre passion et votre but ? Pensiez-vous que cela durerait toujours et à perpétuité, hommes de peu de lucidité ?

(23) Pendant qu’il est l’heure, permettez-moi de vous baptiser. Et gardez votre coeur paisible, vous ne risquez rien. Ce qui arrive n’est pas la fin de la vie sur Terre, mais la fin de l’ignorance pour commencer. En effet, depuis les commencements jusqu’à présent, le monde n’a cessé d’emprunter des voies où se pratiquent des choses abominables que l’on ne peut effacer avec des simulacres mais seulement avec la connaissance de la vérité. Sinon avec quoi d’autre pourrait-on mettre fin aux iniquités et aux immenses destructions commises par les hommes : en éclairant des chandelles sur des briques ? Puisqu’on ne peut arrêter les méfaits de l’ignorance que par la connaissance, ne pensez pas alors que la lumière du berger soit de trop en ce jour.

(24) Prêtez-moi donc l’oreille, parce qu’en étant sortis de la nature, vous vous êtes dénaturés forcément. Aussi plus personne ne s’aperçoit que le monde agonise à cause de la civilisation romaine sous laquelle vous vous trouvez. Pourtant, si vous vous retournez sur l’histoire des nations qui amènent la fin, elle vous conduira invariablement à cette civilisation. Car c’est Rome qui montra toutes les voies de la perdition sur lesquelles les nations se sont engagées, sans pouvoir revenir en arrière pour prendre une nouvelle direction. Elle est la source de tout ce qui s’additionne aujourd’hui, allant mettre un terme au monde. La Terre est souillée, contaminée, polluée, défigurée, pillée, meurtrie et prête à vous abandonner ! Cela à cause des romains qui ouvrirent les voies de la colonisation et de l’asservissement des peuples ; les voies des grands travaux qui changent l’ordre originel des choses ; les voies de l’industrie qui mécanisa le monde en apportant les saccages et les armes diaboliques que l’on connaît ; les voies de la corruption des moeurs ; l’enrichissement, l’exaction, le vice, la luxure, l’immoralité, la perversion et l’impudicité ; l’idolâtrie, la tromperie, la guerre et la préparation continuelle de la guerre ; ainsi que beaucoup d’autres choses encore qui pourrissent les esprits et que la loi de Moïse condamne.

(25) Dieu n’est plus l’évidence et l’espérance des hommes à cause des romains, mais une légende pour le plus grand nombre. Dois-je alors faire silence ou parler du bout des lèvres comme Moïse ? Bien que cela ne vous apparaisse point, vos pensées et vos actes sont tous orientés dans la direction montrée par les romains. Mais, puisqu’on connaît l’arbre à ses fruits, examinez ! Vous verrez alors que de Rome et de ses abords sortirent des dominateurs en grand nombre et des hommes d’une extrême violence ; ainsi que des ravisseurs, des idolâtres, des trafiquants, des tricheurs et des fanfarons. Et c’est avec ce genre d’individus qu’elle se fit une religion pernicieuse et sanguinaire. Et c’est en raison de sa domination par la force qu’elle se proclama ville éternelle ! Mais voici que son éternité s’arrête devant les pieds du messager...

(26) Ayez donc conscience qu’en ne pouvant interrompre sa progression vers l’abîme, le monde fera son dernier pas. Il n’ira pas plus loin, parce que tout ce qui pouvait être dit est dit, et que tout ce qui pouvait être fait est fait. Tout est consommé. Bâti sur le mensonge, il ne peut rien amener d’autre que la corruption des esprits, la destruction de la nature et la détérioration de l’ordre originel. Il est fini, parce qu’il ne peut que persister dans les voies de Babel. C’est pourquoi si vos dirigeants veulent changer ce qui vous fait crier contre eux, ils ne peuvent le faire qu’au détriment d’autre chose, et soulèvent tempêtes sur tempêtes. Et si je n’étais là au milieu de vous, ces tempêtes se développeraient et vous emporteraient jusqu’au dernier. Ces temps-là, ceux que vous vivez pendant que j’écris sur la Terre, sont les temps messianiques dans lesquels se manifeste celui auquel chacun est redevable de son salut.

(27) Peut-être qu’alors parviendrez-vous à lire l’Écriture dans son sens véritable et à saisir pourquoi Jésus appelle Élie (Emmanuel) du haut de sa croix ? Oui, il se peut que vous y parveniez si les mensonges et les calamités du monde qui en sont les conséquences ne vous échappent pas :

Les intelligents règnent certes, mais les nations brûlent !
Les hommes s’entassent comme des sauterelles dans les villes et se corrompent ;
La violence progresse ;
Les pays se couvrent d’armes diaboliques et de militaires avides de sang ;
Les menaces s’accroissent, les guerres se multiplient ;
Les villes rongent les parties voisines en se développant comme des tumeurs ;
Des sites sont défigurés, d’autres contaminés ou interdits ;
Et la campagne effraie désormais.
La servitude s’intensifie ;
Les faibles sont méprisés, opprimés ou rejetés ;
Les pauvres sont délaissés, et les enfants manipulés ;
Les vieillards sont abandonnés ;
Des peuples entiers souffrent de famine.

Les espèces sont dénaturées par ceux qui ne font aucun cas de la création ;
Tout ce qui est naturel disparaît ou devient abominable aux yeux de tous.
La mer est pillée ;
La surface de la Terre est souillée et meurtrie, ses entrailles sont bouleversées ;
Les forêts disparaissent ;
Les cours d’eau se putréfient ;
L’eau potable diminue ;
Les machines de fer jettent les hommes et le bétail par-dessus bord, quand elles ne
les écrasent et les tuent ;
Les maladies prolifèrent, s’aggravent et augmentent leur étendue ;
Les espèces animales se raréfient, beaucoup ne sont plus que des souvenirs ;
L’ordre originel est gravement ébranlé.
Les valeurs de l’existence défendues par la loi sont foulées au pied ;
La foi et l’espérance se sont envolées ;
La sagesse et le bon sens n’existent plus ;
Les jeunes gens se désespèrent, un grand nombre se donne la mort.
Et vous ne seriez pas en mesure de remettre en cause vos propres convictions ?
Ô ! Homme, où est ta gloire ?

(28) Il se dit souvent que le monde souffre parce que les hommes ne sont pas suffisamment cultivés. Mais de quelle culture s’agit-il ? Faut-il comprendre que les calamités résultant des gens élevés et influents ne sont pas suffisamment grandes et nombreuses ? Fils de Satan ! Les nombreuses dévastations et le sang innocent que l’on fait couler chaque jour, en prenant pour prétexte le développement des oeuvres matérielles et le profit, ne suffisent-ils pas ? La misère et les maladies qui ne manquent pas d’apparaître à l’issue de tels comportements, seraient-elles trop peu développées ? Toi qui règnes à la tête de ta nation, où l’emmènes-tu ?

(29) Vous marchez encore sur les sentiers des romains, et d’autant plus volontiers que celui qui s’installe à la tête de votre nation ne manque jamais d’aller à Rome chercher son autorité auprès du faux prophète, afin que son image parle à vos yeux. C’est pourquoi la Terre entière n’est plus le magnifique jardin des commencements, mais seulement un immense trafic de marchands et de voleurs qui dévastent tout, en ne laissant rien espérer d’autre que la fin. C’est la rétribution des scandales et de l’hypocrisie dus à la transgression de la loi de Moïse dont le but était d’empêcher ces choses.

(30) J’ai déjà dit que si Dieu n’intervenait pas, en envoyant son fils unique, vous péririez tous. Or, puisque personne ne l’a encore vu tel qu’il est, c’est que cela s’entend aujourd’hui, avec moi.

Si quelqu’un veut venir après moi, dit Jésus, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

C’est pour comprendre et aller dans le royaume que Jésus demande à celui qui veut aller après lui de renoncer à lui-même et de se charger de sa croix. Je vous conseille donc une fois encore de ne pas m’opposer ce que vous croyez, car je ne rivalise pas avec vous. Je vous montre au contraire, qu’en étant dans l’irréel pour tout, vous vivez sur cette Terre exactement comme il ne faut point y vivre et que le monde en meurt. Mais je vais vous instruire de la vie et vous soigner avec ma patience. Je ne me découragerai point et je ne me relâcherai point, jusqu’à ce que je fasse triompher la justice et que vous espériez en ma loi.

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