Deuxième partie : le cycle de la matière

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La formation du relief

(1) Après avoir déterminé l’origine des ères, et saisi les paroles de Moïse relatant la création en fonction de ces époques, examinons maintenant ce que fut l’évolution du relief. Rappelons tout d’abord que le noyau de la Terre ne s’est jamais refroidi. Au contraire, depuis l’éclairement du Soleil, son activité n’a cessé de croître. Son échauffement a augmenté en conséquence, et cette chaleur s’est diffusée dans le manteau. Cependant, le serpent révèle que la Terre a connu deux périodes froides et une période chaude qui eurent chaque fois de grandes incidences sur ce manteau. En effet, ce sont ces grands changements de température qui formèrent le relief et firent émerger les continents.

(2) Le relief est ce qui fait saillie à la surface d’un astre. Toutefois, ces saillies sont si petites par rapport à la taille de la Terre que nous n’en sentirions point les aspérités si nous pouvions la prendre dans la main. Il faut donc veiller à rester dans les justes proportions de ce que nous allons étudier.

Principe de formation du relief

(3) Avec L’INTÉGRATION et la DÉSINTÉGRATION, qui sont ensemble l’origine et le principe de toute existence, nous avons aisément expliqué la formation des astres. Pareillement, avec la CHALEUR et le FROID, descendant des deux mouvements précédents de la matière, nous allons démontrer maintenant la formation du relief et l’évolution continentale avec tout ce qui s’y rapporte.

(4) Toute matière dilatée par la chaleur se contracte sur elle-même en se refroidissant, comme la terre humide se contracte et se craquelle lorsqu’elle sèche. Nous savons en effet que la chaleur dilate un corps et que le froid le contracte. En raison de la température du noyau, le manteau qui l’enveloppe est un corps chaud et dilaté dans son ensemble, un corps pouvant fort bien se contracter lors d’un refroidissement, comme le fait le verre fondu que l’on retire du feu. Or, des rétractions signifient des contractions, soit des mouvements de la matière qui modifient forcément le relief d’un astre. Et c’est ce qui s’est produit avec les planètes, et notamment avec la Terre qui, pendant ses va-et-vient, changea constamment la température de son manteau.

(5) Par son poids et par sa plus ou moins grande infiltration dans les couches supérieures du manteau, l’eau participa aux formations du relief terrestre, sans en être la cause toutefois. Ce qui le fut, ce sont trois phénomènes qui se produisirent successivement. Le premier phénomène fut consécutif au développement du noyau et aux rétractions du manteau (avant le précambrien) qui firent ouvrir des failles plus ou moins longues et profondes dans le sol. Et c’est à partir de ces failles que les gaz et la lave remontèrent à la surface, en prenant peu à peu la forme du volcanisme marin et terrestre que nous connaissons. Le volcanisme est le deuxième phénomène, car il est responsable du grand nombre d’îles qui apparurent le long de ces failles originelles, et de la formation de longues chaînes montagneuses pourvues de volcans, même éteints. Le troisième phénomène, c’est qu’à partir de ces points durs qui émergeaient en partie, s’engagea un long processus d’apport de terre, un processus dû aux vastes rétractions des couches supérieures du manteau saisies par le froid intense des deux époques glaciaires. Mais penchons-nous d’abord sur ce que furent les changements de température du manteau, ensuite sur l’épaisseur à laquelle on peut l’estimer. Nous saurons ensuite ce qui s’est produit sur notre planète depuis l’éclairement du Soleil.

(6) N’ayant pas quitté son anneau, le noyau de la Terre est resté chaud tout au long de son histoire, tandis que le manteau, lui, a subi de grands changements de température extérieure qui l’ont modifié en conséquence. Effectivement, on voit sur le serpent qu’en fin du précambrien le manteau s’est plus refroidi par l’extérieur qu’il ne s’échauffait de l’intérieur. Ce qui, durant un certain temps, le fit descendre en température dans quasiment la moitié de son épaisseur.

(7) Contrairement à cette période, tout au long du primaire, où la chaleur solaire augmentait de jour en jour, le manteau s’échauffait plus qu’il ne se refroidissait. Ce qui, pour un autre temps, le fit remonter en température dans toute son épaisseur.

(8) Ensuite, durant le secondaire, le manteau très chaud ne pouvait que se refroidir le long de cette ère car, venant de la chaleur, la Terre s’en allait à nouveau dans le froid. Le manteau baissa donc à nouveau de température.

(9) Le long du tertiaire, le manteau se réchauffa encore, la Terre se rapprochant une deuxième fois du Soleil. Sa température remonta en conséquence.

(10) Et enfin, dans le quaternaire où nous sommes et où la Terre est stabilisée, cette fois, le manteau se refroidit par l’extérieur autant qu’il s’échauffe de l’intérieur. Ce qui lui maintient désormais une température constante. Nous voyons alors que le manteau terrestre connut de très grands changements de température, qui sont forcément responsables des mouvements du sol et, ainsi, de la formation du relief.

L’état du noyau et du manteau

(11) En partant du centre du noyau de ferronickel, voici comment il faut observer les divers états de la matière jusqu’à la surface du sol : le noyau est froid et rigide depuis le centre jusqu’au bord où il est très chaud et fluide sur une faible épaisseur. Par-dessus le noyau, duquel remonte une forte température, on trouve le manteau d’abord fluide puis visqueux puis pâteux (le tout sur une faible épaisseur), puis souple, puis ferme, et enfin rigide jusqu’à la surface du sol. Le manteau est donc relié au noyau par une mince couche fluide.

(12) Produit essentiellement par le dessous (au niveau du noyau), le manteau pousse comme la chair. Sa partie fluide c’est la lave, sa partie pâteuse et visqueuse c’est le magma, et sa partie ferme c’est le reste du manteau. Les connaissances que nous avons sur la fonte nous montrent que le métal fluide du noyau, provenant de l’effet de résistance électrique, ne peut dépasser la hauteur des chevilles d’un homme. Puis, comprenant jusqu’où la matière du manteau peut être fluide, puis visqueuse par cette chaleur, on évalue son épaisseur à une hauteur d’homme seulement. Et à l’aide de l’étude de la naissance et de la croissance du satellite, on estime que l’épaisseur totale du manteau (depuis le métal fluide jusqu’à la surface du sol) ne peut dépasser une trentaine de kilomètres dans sa plus grande épaisseur, et probablement le tiers de cette dimension dans ses parties les plus fines.

(13) Quoi d’autre peut nous faire apprécier l’épaisseur du manteau ? Neptune, Uranus, Saturne et Jupiter étaient, tout comme la Terre, des satellites du Soleil avant qu’il ne s’éclaire, et avaient un manteau comme tout satellite. Mais ces astres, qui n’ont pas bougé et dont la chaleur a constamment augmenté depuis l’éclairement du Soleil, changent en ce moment leur manteau en vapeurs. C’est pourquoi leur atmosphère est géante.

(14) Ainsi, sur le noyau de Neptune, le moment venu, il s’y trouvera directement le métal en fusion recouvert seulement d’oxydes et de scories. Sur Uranus, cela sera semblable ; mais pour l’instant, il y a encore une certaine épaisseur de lave par-dessus le métal en fusion. Sur Saturne, il en sera de même, bien qu’en ce moment il y ait une bonne épaisseur de magma visqueux. Et sur Jupiter, où il reste encore une légère croûte grise et très chaude par-dessus le magma, on aboutira au même résultat. Si cela n’est pas encore ainsi aujourd’hui, cela viendra. Car l’intense activité électromagnétique de ces astres oblige la désagrégation de leur manteau.

(15) Nous comprenons aussi que le manteau de ces astres ne peut pas être très épais, sinon il isolerait leur noyau, et la chaleur de ce dernier ne parviendrait pas jusqu’à la surface du sol. Dans ce cas, et en raison de la très basse température qui règne dans leurs parages, il n’y aurait pas d’atmosphère géante sur ces planètes (celle-ci se condenserait) mais seulement de la glace sur le sol. Cela nous montre que si le manteau de ces astres n’est pas épais, celui de la Terre ne peut être que comparable dans ses dimensions.

(16) Par ailleurs, et toujours pour saisir que le manteau de la Terre ne peut excéder les dimensions évoquées, tournons-nous cette fois du côté des satellites et aussi de la Lune qui est soeur de la Terre. Plus le satellite est petit, moins son manteau est épais et inversement. Sur les satellites donc, on observe de grands cirques laissés par l’éclatement de dômes gigantesques soulevés par les gaz. Comme nous l’étudierons par la suite, ces dômes sont d’autant plus gigantesques que les satellites sont petits et actifs. Car il va de soi que leur manteau peu épais et encore léger, chaud et souple, est facilement soulevé dans toute leur épaisseur par les gaz. Les dômes, ainsi formés, sont comparables à des coupes renversées directement sur le magma. Et, par leur affaissement, ils laissent un cirque et, au fond de celui-ci, un lac de lave qui se solidifie en devenant sombre.

(17) De tels lacs de lave au fond des cirques sont observés sur la Lune. Ce qui indique que son manteau est fort peu épais et que cet astre a bien un noyau, sinon d’où viendrait cette lave ? Pour toutes ces raisons, et bien que le manteau terrestre soit plus épais que celui de la Lune, il ne peut excéder les dimensions données. Soyez-en certains. Et notre étude du volcanisme le confirmera.

(18) Autrefois, quand la Terre était le satellite dernier-né de la planète Soleil et forcément tout proche de celle-ci, elle avait l’aspect actuel de la Lune. Mais les montagnes de la Terre n’étaient pas aussi grandes que celles que l’on constate sur la Lune ; car, contrairement à cette dernière qui s’est rapidement et entièrement refroidie, la Terre, elle, resta chaude tout au long de son existence. Son sol était donc également recouvert de cirques : les plus grands faits par les gaz, et les autres par les retombées de pierres, de roches et de blocs importants provenant de l’éclatement des dômes.

Les contractions du manteau

(19) Puis, après l’éclairement du Soleil, la Terre continua sa croissance. Ne s’étant point refroidie, et en raison de toutes les substances produites par le noyau, son manteau crût en conséquence et finit par atteindre l’épaisseur que nous évoquons. Nous savons maintenant que celui-ci a subi de gros écarts de température, et qu’il n’a pas trois mille kilomètres d’épaisseur comme les insensés le prétendent, mais une épaisseur cent fois moindre.

(20) Nous pouvons maintenant examiner ce que fut la réelle évolution du relief. Comprenons tout d’abord que la formation des roches n’est pas essentiellement due au séchage du sol, mais plutôt à ses refroidissements et à ses contractions qui se sont produits durant les deux longues périodes glaciaires.

47 – Formation et mouvements des couches

47 – Formation et mouvements des couches

(21) Voici, illustré simplement, le principe de la formation des hauteurs qui fit évoluer par deux fois le relief et émerger les continents. La figure de gauche montre que la pénétration du froid ne peut permettre au manteau de garder cet aspect uniforme. En effet, au fur et à mesure que le froid gagne les profondeurs, le manteau prend forcément l’aspect de la figure de droite dès sa formation autour de l’astre. On voit ici la rétraction du manteau qui se contracte sur lui-même depuis le haut vers le bas, ainsi que la formation des couches et le changement du niveau du sol.

(22) Pour faciliter la compréhension de ce phénomène, il n’y a que quatre couches qui sont représentées distinctement, alors qu’il s’en forma bien davantage et de toutes les épaisseurs. Toutefois, il ne faut pas confondre ces couches avec la multitude de petites couches superposées que l’on voit apparaître sur les falaises ou les flancs des montagnes ; car ces petites couches furent formées par des dépôts laissés par les vents ou par les volcans, ou encore par les incessantes pluies diluviennes qui érodèrent le sol au commencement du secondaire. Ces sédiments de diverses épaisseurs furent, eux aussi, saisis par la dernière époque glaciaire et devinrent bien souvent rocheux.

(23) Sur cette figure simplifiée, le sens des rétractions montre que quand le froid pénètre profondément dans le sol, la couche supérieure (A) déjà durcie et rocheuse ne se rétracte plus, alors que la suivante (B) peut le faire encore un peu ; celle en dessous (C) un peu plus ; et la dernière (D) davantage, si toutefois le froid l’atteint. Il est évident que ce qui est contracté et rocheux ne se rétracte plus, et que ce qui ne l’est pas entièrement peut encore le faire. Il apparaît alors que si la couche (B) se rétracte, puis la (C), puis la (D), toutes les couches supérieures sont successivement soulevées de force. Ce qui a pour effet de former un plateau ou une colline, ou d’ériger une montagne ou une chaîne montagneuse. Et c’est exactement ce qui s’est produit sur la Terre le long des ères.

(24) Ces rétractions, qui provoquèrent des épaississements et des soulèvements, creusèrent d’autant les bassins où la terre fut prise. Ce qui s’entend sur tous les satellites et planètes. Toutefois, ces mouvements de contraction de la matière sont à la fois proportionnels à la taille des astres, à l’épaisseur de leur manteau, et aux changements de température selon qu’ils furent passagers comme sur la Terre ou continus et uniformes comme sur les planètes qui se refroidirent sans discontinuer.

(25) Je dis que l’alternance de la température qui alla d’un extrême à l’autre (comme cela fut aux extrémités du primaire et du secondaire) ne se fit point sur Mars ou la Lune qui ne connurent que le refroidissement continu. En effet, Mars et la Lune qui se refroidirent de la sorte, alors qu’elles étaient très chaudes, ont vu leur manteau se contracter rapidement dans toute son épaisseur. C’est pourquoi leurs montagnes sont proportionnellement plus grandes et plus hautes qu’elles ne le sont sur terre.

Les calottes continentales

(26) Mais, pour ne point confondre ce que nous étudions avec ce que racontent les géologues, il faut penser que le manteau n’est pas épais, et que les continents ne sont nullement constitués de plaques à la dérive. Non, ce que ces hommes appellent la tectonique des plaques et la dérive des continents, n’est qu’une affabulation ! Car les continents, délimités par des failles peu profondes, sont des parties de terre reliées et formant ensemble une enveloppe unique qui entoure le noyau, comme une coquille.

(27) Certes, le manteau forme une croûte à sa surface. Mais, dans son ensemble, il s’agit d’une seule et même matière qui change d’état et d’aspect en fonction de la température. Comme on l’a déjà montré, au contact de la chaleur du noyau, cette matière a une certaine consistance qui change au fur et à mesure qu’on se rapproche de la surface du sol où la température est beaucoup plus basse. Voici donc l’origine des continents (car ils ont une origine) et ce qu’ils sont vraiment dans leur épaisseur à partir du noyau.

48 – La formation originelle des calottes continentales

48 – La formation originelle des calottes continentales

(28) Notre Terre est ici représentée au début du précambrien (le deuxième jour), juste avant le passage de la nébuleuse solaire. Dans cette ère où elle s’en allait dans le froid intense, le manteau ne put se refroidir dans toute son épaisseur, étant donné que la nébuleuse lui fournit une couverture protectrice. Mais avant que ce nuage ne la rattrape, on remarque que les continents sont déjà découpés par des fissures, et qu’ils le sont depuis que la Terre était dans le premier ordre, avant l’éclairement du Soleil. Ce découpage est dû à la fois à la croissance du noyau et à la très basse température extérieure dans laquelle la Terre évolua avant que le Soleil ne brille et que ne débutent les ères.

(29) Ces failles sont des amorces de cassures qui évolueront grandement lors des deux périodes glaciaires où se produiront des contractions. Remplies d’éboulis de glace ou de poussières, elles sont bien souvent invisibles, mais n’en existent pas moins sur les plus gros satellites des planètes qui deviendront planètes à leur tour.

(30) Nous parlons d’une sphère métallique, rigide et incompressible, qui se développe. Par conséquent, la croûte du manteau se fendille en surface et prend l’apparence d’une mosaïque. Les failles s’ouvrent parfois profondément et sur de grandes longueurs tout au long de la croissance du noyau, mais elles ne se rejoignent pas forcément toutes. Elles laissent cependant apparaître des calottes de diverses formes et superficies, qui sont déjà des continents. Car il est certain que les continents, dont une grande partie émerge aujourd’hui, trouvèrent existence en ces temps-là. Ils ne furent donc jamais à la dérive comme le sont ceux qui l’affirment, mais émergèrent là où ils sont. Nous allons l’expliquer car, pour l’instant, nous n’avons montré que le principe de leur découpage et comment le relief s’est formé.

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