Deuxième partie : le cycle de la matière

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Le volcanisme

(1) Le temps qu’il fallut pour former la famille solaire fut beaucoup plus long que celui qui s’est écoulé depuis que le Soleil s’est éclairé. Les planètes ont donc peu évolué depuis lors. C’est pourquoi on peut lire à travers elles ce que fut l’évolution du volcanisme qui commence dès après leur naissance. Cette lecture est fort importante pour parachever la compréhension des formations. Car il est impossible de connaître ce qu’est l’activité volcanique par les seules observations que l’on fait d’elle sur terre. Examinons alors nos planètes dans leur contexte initial, lorsqu’elles étaient encore actives et chaudes. Dans ce premier ordre (avant l’éclairement du Soleil), on trouvait vraisemblablement Pluton, la Lune, Mercure, Mars, Vénus, la Terre ; puis la planète inconnue, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune. A travers ces astres, on peut également considérer l’évolution d’un seul, chacun étant comme une séquence de ce qu’il fut dans le temps.

Le sol des planètes

(2) En ce qui concerne le seul volcanisme, sur le sol de la Lune et de Mercure on ne trouve que des cratères. Sur le sol de Mars et de Vénus, il y a des cratères semblables et des volcans. Sur Terre, les cratères sont presque tous effacés par les rétractions successives des couches de surface, ne restent que des volcans éteints ou actifs. Sur Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune qui n’ont jamais cessé d’élever leur température, le volcanisme est effréné ; le gigantisme de leur atmosphère le prouve formellement. Ces observations nous obligent à déduire que le volcanisme (qui est l’éruption des gaz, suivie ou non du magma) prend des aspects différents selon la période d’évolution dans laquelle se trouve l’astre.

(3) On note également que, parmi toutes les planètes du Soleil, la Terre est vraisemblablement celle qui a le manteau le plus épais. En effet, la température interne des planétoiles est devenue trop élevée pour augmenter l’épaisseur des matières qui composent leur manteau. Cette température, fort élevée, tend au contraire à transformer ces matières en gaz, et à diminuer ainsi l’épaisseur de leur manteau. Sur Terre, cela est différent ; parce que la chaleur interne, moins élevée, permet toujours la production des matières du manteau. Cela signifie que jusqu’à elle le volcanisme est une chose et qu’après elle (du côté des planétoiles), il en est une autre et beaucoup plus intense.

Les éléments du volcanisme

(4) Commençons donc l’étude du volcanisme par la formation des cratères. Après quoi nous saurons ce qu’il en est sur notre Terre. Rappelons d’abord qu’avant l’éclairement du Soleil, tous les astres étaient plus ou moins actifs. Ils avaient du magma en conséquence et étaient tous pourvus d’une atmosphère formée par les éruptions de gaz. Comme cela a été expliqué, le manteau du satellite se développe progressivement dès après la naissance du noyau. D’abord mince, il s’épaissit dans le temps. Et tant qu’il est chaud et souple, il suit aisément la croissance du noyau. Seule sa surface exposée au froid est pourvue d’une mince croûte qui se craquelle en laissant apparaître des failles. Or, quelles que soient l’épaisseur et la consistance du manteau, les gaz produits dans le magma augmentent en pression et sortent à la surface d’une façon ou d’une autre en laissant leurs empreintes. C’est ce qui commence le volcanisme.

(5) La production des gaz et leur éruption sont donc une affaire d’ébullition. Et il suffit d’observer la Lune pour que cela nous apparaisse. Toutefois, ces ébullitions sont à la mesure de l’astre, c’est-à-dire extrêmement lentes à nos yeux. Cela fut également pour Mercure et pour tous les astres lorsqu’ils étaient petits et près du Soleil où ils se développaient rapidement. Sur la Lune donc, on note qu’il y a de très grands cirques (appelés mers) qui ont des bords peu élevés, des cirques moins grands et parfois pourvus d’un piton central, et des plus petits, dépourvus de ces pitons. On constate également que le fond des cirques est bien souvent recouvert de lave solidifiée, et qu’il existe aussi des multitudes de trous de toutes tailles faits dans la poussière. Nous allons étudier ces formations, ainsi que les périodes de la vie des satellites dans lesquelles tout cela s’est produit.

(6) La souplesse et la légèreté du manteau des petits satellites opposent parfois aux gaz davantage de difficultés pour sortir que la mince croûte de surface qui, remplie de craquelures, les laissent passer plus volontiers. Les poches qui se forment et qui laissent leurs empreintes après leur affaissement ou leur éclatement, sont consécutives à une lente accumulation des gaz sous les couches du manteau. A quoi comparer cela ? Si l’on posait une couverture étanche sur toute la surface d’un petit marais duquel remonteraient des gaz, ces gaz se localiseraient progressivement sous la couverture en formant de petits renflements arrondis. En supposant qu’on laisse longtemps cette couverture sur ce marais, ces poches finiraient par fusionner en une seule et immense. C’est pour cela qu’il y a des petits, des moyens et des grands cratères ; mais aussi des très grands, lorsque les poches arrivent à s’unir sous le mince et léger manteau des satellites, au contact même du magma.

(7) Autre exemple : lorsqu’on fait chauffer une pâte sur le feu, on constate qu’il se forme rapidement de petits dômes qui éclatent, puis qui se reforment par le même conduit de gaz. Agrandissons ce phénomène et imaginons que l’on dispose d’un vaste récipient rempli de cette pâte. Si on porte lentement celle-ci à ébullition, dehors par temps d’hiver, on constate que la surface, plus froide, se couvre d’une peau étanche. Les gaz remontent et forment des dômes sous cette peau, à la manière de ce que l’on a vu sur le marais. Ces dômes finissent par éclater ou seulement par s’affaisser aussitôt après que les gaz se sont échappés par le sommet de la voûte qui s’est affinée et déchirée. C’est cet exemple qui montre réellement ce qu’est la formation des énormes dômes de gaz sur un satellite et des cirques qu’ils laissent sur le sol après leur éclatement ou leur effondrement.

(8) Plus le satellite est petit, plus les couches de son manteau sont fines, chaudes, souples, légères et d’autant plus légères que sur ces petits astres la pesanteur est très inférieure à celle qui règne sur Terre par exemple. Les gaz n’ont alors aucune difficulté pour les soulever. Si donc au contact du magma de ces petits astres, il se forme une poche de gaz (pouvant avoir jusqu’à cent kilomètres de diamètre), pendant qu’il s’en forme une autre aussi grande un peu plus loin, toutes deux peuvent finir par se rejoindre. Dans ce cas, elles formeront ensemble un seul dôme arrondi qui ne cessera de croître et qui sera comparable à une vasque renversée sur un liquide, mais pouvant atteindre mille kilomètres de diamètre.

(9) En raison de la rotondité d’un petit astre, une telle poche en formation aura obligatoirement une base circulaire. Celle-ci sera une voûte peu prononcée mais très étendue, contenant une grande nappe de gaz dont la pression est peu élevée. Une telle poche ne peut grandir indéfiniment, mais le fera jusqu’à ce que la rotondité du satellite s’y oppose et l’arrête. Ses dimensions sont donc proportionnelles à la circonférence de l’astre et au maximum permis par cette circonférence. Ce qui peut donner des renflements de très grandes dimensions qui, lorsqu’ils s’affaissent, laissent une vaste dépression circulaire au bord peu élevé.

(10) De telles poches de gaz n’éclatent probablement pas, mais s’affaissent certainement. Il en est ainsi parce que, lorsque tout le manteau est décollé du magma et lentement soulevé par les gaz, la partie supérieure de la voûte s’affine et se déchire comme cela a été dit, en laissant apparaître une ouverture béante. Les gaz s’échappent alors par cette ouverture. Et le manteau s’affaisse sur le magma. Dès après cet affaissement, la lave s’engouffre dans l’ouverture et se répand sur le fond du cirque, puis se solidifie. C’est ce que l’on observe sur la Lune.

(11) Par la suite, quelques cratères beaucoup plus petits pourront se former dans ces grandes dépressions que l’on appelle mers. Toutefois les gaz sortiront plus aisément à l’extérieur de ces mers dont le fond, composé de lave solidifiée, est plus dur et plus rigide que partout ailleurs. C’est aussi en raison de cette solidité que ces mers circulaires sont entourées partiellement de hautes montagnes. En effet, leurs bords solides ont servi de points d’accrochage aux grandes rétractions des couches chaudes qui se refroidirent entièrement lors du chambardement. Voilà ce que sont les mers circulaires que l’on observe aujourd’hui sur la Lune et les satellites de même génération.

(12) Les grands cirques de la Lune, qui se sont formés lors de la période où elle était très chaude, ne peuvent avoir le même aspect que les cirques plus petits apparus plus tard. Cela, parce qu’en grandissant, son manteau s’est épaissi, alourdi et affermi d’autant. Il était donc moins chaud dans son ensemble, et les couches supérieures devinrent plus fermes sur une plus grande profondeur. Il s’agit d’une nouvelle forme du volcanisme, car les gaz ne peuvent plus faire éruption aussi aisément. Ils vont en effet se concentrer plus longuement sous ces couches qui résistent davantage. Pour former un dôme de cent kilomètres de diamètre par exemple, il leur faudra peut-être le double de temps que celui qui leur fallut pour le former quand l’astre était plus petit et plus chaud.

(13) Ces derniers dômes seront moins grands et exploseront violemment cette fois, en laissant de longues traînées dans la poussière des environs du cirque et au centre duquel on remarquera souvent un piton central. Ces longues traînées, partant de certains cirques, sont forcément consécutives à l’explosion d’un dôme. Pourquoi cela ? Parce qu’en raison de la moindre pesanteur et de la petite circonférence du satellite, des roches violemment projetées frôlent la surface du sol sur de grandes distances. Leurs projections créent des tourbillons dans l’atmosphère qui soulèvent la poussière, en laissant des traces. Ce sont ces traces que l’on observe aujourd’hui autour des cratères derniers-nés de la Lune. Je rappelle que ces cratères se sont formés pendant que la Lune, satellisée autour du Soleil, possédait encore son atmosphère.

54 – Formation d’un cratère

54 – Formation d’un cratère

(14) Cette figure illustre la façon dont apparurent, sur les satellites, les cratères de taille moyenne. Les gaz se localisent tout d’abord sous les couches du manteau, en contact avec le magma, et forment une poche inférieure dans laquelle ils montent en pression. Lorsque leur pression ne peut plus être contenue, les gaz traversent alors le manteau et remontent vers la surface jusqu’à ce qu’ils rencontrent les couches supérieures plus étanches qu’ils ne peuvent traverser. Ils s’accumulent alors sous ces dernières couches et les soulèvent de force. Ce qui forme un dôme qui finira par éclater violemment.

(15) Pourquoi se forme-t-il parfois un piton au centre du cirque ? Lorsque les gaz sont arrêtés par les couches supérieures qui résistent, leur pression monte. Cette pression a aussi pour effet de tenir repoussé le magma sous le manteau, de part et d’autre du conduit. Il y a donc deux chambres formées par les gaz et reliées entre elles : la chambre supérieure en forme de voûte (sous les couches de surface) et la chambre inférieure (sous le manteau) qui tient le magma à distance. On comprend ainsi que, dès après l’explosion de la chambre supérieure, le magma, repoussé jusque-là, se précipite dans le conduit et inonde le cirque en pouvant le faire déborder. Mais lorsque la remontée de lave s’est évanouie, cette lave encore fluide tend à redescendre par le conduit. Et c’est à cet instant où elle est moins fluide, qu’elle forme un piton au-dessus du conduit qu’elle obstrue.

(16) Que ce piton central se produise ou qu’il ne se produise pas, le conduit se bouche forcément. Mais bien souvent ce conduit demeure en profondeur, ainsi que la chambre inférieure qui collecte les gaz. Dans ce cas, ces gaz s’accumuleront de nouveau dans la chambre et le conduit, et recommenceront le même processus dans le temps. Ils emprunteront le passage existant, se localiseront encore à la surface et formeront un cirque plus petit dans le précédent. Ces répétitions de la formation de cirques les uns dans les autres engendrent ce que l’on appelle les cratères à gradins, pourvus ou non d’un piton central. Ces gradins sont les bords des dômes qui ont successivement éclaté.

(17) Ces éclatements sont la principale cause de la poussière abondante de la Lune. Ils sont aussi l’origine de beaucoup de trous faits dans cette poussière par les roches issues de ces éclatements, qui sont retombées en grand nombre. En raison de la moindre pesanteur qui règne sur les satellites, un tiers de la matière d’un dôme qui explose peut être projeté dans l’espace, un autre tiers peut se mettre en orbite puis retomber çà et là sur le sol, après que le troisième tiers, formé par les plus gros corps, soit déjà tombé. Ce qui formera des petits cratères durant quelque temps, évidemment dépourvus d’un piton, parce que les corps qui tombent ne peuvent entrer en contact avec le magma.

(18) Ainsi, grâce à l’activité électromagnétique des astres, nous connaissons désormais l’origine des cratères de toutes dimensions, ainsi que les périodes de la vie des astres dans lesquelles ils apparurent. Sur la Lune, ils se sont formés avant qu’elle soit interceptée par la Terre et, sur Mars ou Mercure, avant qu’ils se soient refroidis dans toute leur épaisseur.

(19) Les cratères étant le premier aspect du volcanisme, il convient de ne plus croire qu’ils sont dus à des chutes intenses de météorites, comme l’enseignent ceux qui prennent toujours les conséquences pour les causes ! Nous venons de voir que le satellite produit lui-même les corps qui criblent son sol. Quelques météorites venant d’ailleurs peuvent faire partie du nombre, mais cela est insignifiant. Non, les grands cratères ayant des bords réguliers et un fond plat recouvert de lave solidifiée, sont toujours la marque des éruptions de gaz. Pour que ce soit les météorites qui aient formé les astres et sur ceux-ci les cratères que l’on observe, il aurait fallu qu’elles aient existé dans l’espace en quantité qui dépasse l’entendement, et ensuite qu’elles soient toutes tombées concentriquement, sur un seul point, qui les aurait attirées irrésistiblement... Qu’aurait donc été ce point, et quelle aurait été sa composition pour avoir un tel pouvoir ?

(20) D’autre part, sur un sol dur, une météorite ne peut pas faire des cirques ayant des bords réguliers et d’égale profondeur si elle ne tombe point verticalement (concentriquement), mais un trou en biais seulement. Si l’on dit qu’elles sont tombées sur un sol pâteux, cela est semblable. Par ailleurs, pour former des cirques de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, il aurait fallu que ces météorites soient gigantesques. Or, de tels corps solides, arrivant plus vite que l’éclair, auraient forcément chassé les satellites de l’astre auquel ils appartenaient. Cessez donc de croire que les météorites ou les comètes ont formé les astres et les cratères de ces astres, cela étant sans fondement et l’inversion de la réalité.

Le volcanisme sur Mars et Vénus

(21) Arrêtons-nous maintenant sur Mars et Vénus, plus grosses, mais qui furent en d’autres temps comparables aux satellites que nous venons d’étudier. Sur ces planètes, on trouve quelques volcans en plus des nombreux cratères faits avant la formation de ces volcans. Du fait que le manteau augmente d’épaisseur et de poids au fur et à mesure que l’astre se développe, les couches extérieures s’isolent toujours plus de la chaleur interne et se fendillent. C’est ce qui forme les failles qui donnent plus d’aisance à l’évacuation des gaz. Quand cela se produit sur un astre, c’est donc la fin de la formation soutenue des cratères explosifs et le commencement du volcanisme plus tranquille qui, toutefois, est de même nature.

(22) Que ce soit sur Terre ou sur les autres planètes, les volcans sont produits par les gaz, puis par la lave qui suit ces gaz en empruntant leurs conduits. Alors, direz-vous, pourquoi les gaz et la lave ne continueraient-ils pas à emprunter le conduit au centre d’un cratère, jusqu’à former progressivement un volcan massif ? Je réponds qu’en effet cela se produit, mais fort rarement ; parce que le manteau bouge sous les contractions qui finissent par détruire les cheminées. Un volcan ne peut durer éternellement pour cette raison ; et les nouveaux qui se créent apparaissent tout au long des failles. Cependant, quelques conduits originels de gaz et de lave demeurèrent sur Mars et Vénus, et donnèrent d’immenses montagnes volcaniques. Pourquoi ces volcans sont-ils aussi gigantesques ? Parce que quelques volcans actifs, répartis çà et là autour d’un astre, suffisent à évacuer tous les gaz qui courent sous le manteau de cet astre. Ces volcans sont donc continuellement actifs. De ce fait, ils engendrent d’énormes massifs basaltiques.

Le volcanisme terrestre

(23) Sur Terre où les volcans sont plus nombreux (nous allons voir pourquoi), il ne peut y avoir d’immenses volcans, car leur nombre fort élevé empêche leur croissance. Par ailleurs, et contrairement à ce qu’affirment les savants, ce n’est point la chaleur du noyau qui fait remonter la lave jusqu’à la surface du sol. Non, ce qui la fait remonter, c’est la pression qui s’exerce sur cette lave à la fois par le poids de l’eau, par le poids des continents, et par les gaz qui s’accumulent dans des poches jusqu’à ce qu’ils se créent des voies de sortie, de préférence le long des dorsales. Et dans leur ascension, ils entraînent la lave. Mais si le manteau de la Terre avait près de trois mille kilomètres d’épaisseur, comme le soutiennent les géologues, pensez-vous que la lave pourrait remonter, en rideau, sur des milliers de kilomètres de longueur pour former les longues dorsales au fond de la mer ? Par ailleurs, cette lave pourrait-elle rester fluide jusqu’à la surface ? Pour qu’elle reste fluide sur une telle distance, il faudrait qu’elle remonte cent fois plus vite que l’éclair ! Tel n’est pas le cas.

(24) Après les éruptions des gaz et lorsque les pressions ou les dépressions se sont évanouies, la lave finit par s’écouler lentement sur le sol, puis diminue encore jusqu’à s’arrêter ou ne former qu’un lac dans la bouche d’un volcan. Un tel lac peut alors fort bien demeurer, parce que le mince manteau permet à la chaleur du noyau de se faire sentir durablement jusqu’à la surface du sol. Le lac de lave est donc un témoignage de plus que le manteau terrestre ne peut excéder trente kilomètres, sinon la lave ne pourrait demeurer fluide en surface. Si elle se solidifie par la suite et obstrue la cheminée, alors le long processus volcanique recommence. C’est pour cela qu’il faut toujours considérer un volcan récent et éteint comme un volcan dont les gaz se préparent à faire une nouvelle éruption.

La ceinture de feu bordant l’océan Pacifique

(25) Nous allons confirmer encore que le manteau est de faible épaisseur, et que sa consistance est comme celle d’une coquille qui limite sa pression sur le magma. Si donc un choc brise cette coquille en deux parties, le poids de ces deux calottes se fera sentir d’un coup sur le magma, et engendrera un formidable volcanisme le long de cette cassure. C’est ce qui s’est produit avec l’arrivée de la Lune, car le choc brisa la coquille terrestre en deux parties presque égales, comme voici :

55 – La ligne de fracture formant la ceinture de feu

55 – La ligne de fracture formant la ceinture de feu

(26) En nous munissant d’un petit globe terrestre et d’un atlas sur lequel figurent les volcans qui furent actifs dans les temps historiques, nous constatons en premier que l’océan Pacifique recouvre quasiment la moitié du globe, et qu’il est entouré d’une ceinture de volcans anciens parmi lesquels beaucoup sont toujours actifs. Pourquoi cet alignement de volcans fait-il le tour du globe, si ce n’est parce que ces volcans apparurent sur une ligne de fracture qui découpa la coquille terrestre en deux parties ? La figure montre clairement ce qui s’est produit avec la Lune qui heurta la Terre fer contre fer. On note que le choc fit faire un bond en avant à la Terre. Ce qui a suffi à fracturer le manteau ; car la partie avant de celui-ci fut poussée par le noyau, tandis qu’en raison de l’inertie, la partie arrière eut tendance à rester sur place. Il y eut donc une tension extrême qui fit céder la croûte comme la figure le montre.

(27) Cette faille, immense et continue, qui s’est probablement ouverte jusqu’au noyau, n’est pas à confondre avec les failles moins profondes dues aux rétractions. Car ici, dès après le choc, c’est quasiment tous les gaz et tout le magma de la Terre qui se sont engouffrés dans cette fracture, en formant ainsi une ceinture de feu autour du bassin Pacifique. Mais ce choc, qui s’est produit en fin du secondaire, nous montre également que les immenses chaînes volcaniques qui en résultèrent furent fortement refroidies et saisies par la dernière époque glaciaire. Ce qui engendra les magnifiques montagnes que l’on observe le long de la ligne de fracture, ainsi que les alignements de petites ou de longues îles que l’on observe du côté occidental du bassin.

(28) Ici j’attire votre attention, car si le manteau n’avait point la petite épaisseur que nous avons évoquée, mais trois mille kilomètres comme l’apprennent les enfants, les gaz qui remontent du magma ne feraient aucune différence entre les failles (comparables à des crevasses) et le reste du manteau. Ils sortiraient n’importe où, et ne pourraient constituer aucun alignement de volcans, et encore moins celui qui fait le tour du globe ! Car en posant le doigt sur cette ligne volcanique qui borde le bassin Pacifique, on fait le tour de la Terre sans lever le doigt. En effet, en partant des îles Aléoutiennes par exemple, on voit que cette ligne se poursuit le long des montagnes Rocheuses, passe par l’Amérique centrale, puis le long de la cordillère des Andes jusqu’en Terre de Feu, rejoint la péninsule Antarctique, continue jusqu’au mont Érébus, puis remonte tout au long du côté occidental du bassin (qui s’est davantage fragmenté) et rejoint les îles Aléoutiennes. C’est pourquoi, je vous le dis, tous ces volcans qui forment une ceinture aussi évidente autour du bassin ne se sont pas mis là pour se rafraîchir les pieds, mais parce qu’ils apparurent ensemble le long de cette gigantesque faille ne pouvant s’être produite que par un formidable choc avec un autre astre. Soyez-en convaincus.

(29) Si le jour du choc avec la Lune nous avions été, depuis l’espace, les témoins oculaires de ce qui s’est produit, alors nous aurions vu apparaître une véritable ligne de feu autour du globe, et des milliers de petits points lumineux sur les lieux mêmes de l’impact, au milieu de l’océan. Ces points lumineux étaient, eux aussi, dus à des remontées rapides de lave. Sans alignement cette fois, ils devinrent autant de volcans d’abord et de petites îles ensuite qui peuplent aujourd’hui l’océan Pacifique. Un continent fut donc englouti à la fois par l’écrasement, le labour, l’effet de meule et les ondes de choc que le contact de la Lune provoqua. Cela est certain, car il est impossible que les rétractions du sol n’aient pu donner naissance à un continent sur la moitié du globe. Jusqu’à la fin du secondaire, il y avait donc un continent à cet endroit. Les petites îles parsemées çà et là, sans ordre, sont les résurgences de ce continent et le témoignage de son existence antérieure.

(30) Aujourd’hui montrée par les chaînes montagneuses, ainsi que par les chapelets d’îles et la ceinture de feu qui borde le bassin Pacifique, cette immense ligne de fracture est la preuve évidente que la Lune fut bien interceptée par la Terre et que les épaisseurs du manteau terrestre et de la Lune sont bien celles que j’ai expliquées, sinon cette ligne de fracture ne pourrait exister.

(31) Sur Mars, cela est identique. Car en raison du choc avec la planète inconnue, la croûte de Mars se fractura. Et la faille atteint probablement en profondeur le noyau de cet astre. Pour les mêmes raisons, on doit aussi trouver de petites failles sur la Lune, et des plissements faits par compression. Ces failles et plissements doivent traverser les cirques, et même fracturer des chaînes montagneuses. Cependant, sur la Lune, les choses furent un peu différentes, d’une part parce que l’épaisseur de son manteau (devenu entièrement croûte) est nettement inférieure à celle du manteau terrestre ; et d’autre part, parce qu’en raison de son refroidissement, ce manteau était déjà entièrement rigide et solidement collé au noyau lorsque le choc eut lieu.

(32) Par ailleurs, et en raison du travail de la planète, on comprend que cette faille produite par la Lune présente une activité sismique continuelle. Car, lorsque les volcans qui la parsèment sont momentanément interrompus, la pression des gaz qui s’accumulent à nouveau engendre des chambres (des cavités) qui finissent par faire céder les couches des alentours. Et la Terre tremble. Si l’on ajoute à cela la continuelle ouverture des fosses marines qui bordent ce bassin, nul ne peut être étonné de la fréquente séismicité de ces régions du globe. Mais, en vérité, ce ne sont que de minuscules phénomènes à l’échelle de la Terre.

*

(33) Le choc provoqué par la Lune explique aussi l’origine de l’orbite excentrée de la Lune autour de la Terre, et l’orbite excentrée de la Terre autour du Soleil. Il explique également le fait qu’il n’y ait pas de continents dans le bassin Pacifique, et pourquoi les êtres de la fin du secondaire ont soudainement disparu. Pouvez-vous aussi imaginer ce qui a dû se produire aux antipodes du choc, qui semble être le Sahara ? S’il y avait des montagnes, celles-ci s’aplatirent par compression ! Aucune vie n’a donc pu résister à un tel choc.

(34) Outre cela, cette image du contact de la Lune avec la Terre montre sans ambiguïté l’épaisseur des manteaux, l’origine de la ceinture de feu, le volcanisme, les tremblements de terre, l’interception de la Lune ; et confirme le chambardement de la famille solaire, les ères, l’explosion de l’atmosphère du Soleil, et aussi que ce dernier était autrefois comme Jupiter. En vérité, c’est tout l’enseignement du Fils de l’homme qui se confirme au fur et à mesure des explications, parce que vous allez d’évidence en évidence qui vous ouvrent les yeux. Plus rien ne peut vous échapper et personne ne peut plus vous tromper, car vous voyez les choses célestes dans leur ensemble ou dans leur détail, comme vous le désirez.

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