Deuxième partie : le cycle de la matière

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Naissance et croissance des astres

(1) Aujourd’hui, l’électromagnétisme montre que nous sommes fort loin de ce que l’on enseigne aux enfants, en leur faisant croire qu’à partir d’un nuage primitif (il y a quinze milliards d’années de cela), les étoiles sont nées d’un côté et les planètes de l’autre avec des satellites au milieu, et tous animés de mouvements réguliers. Je vous le dis, lorsque vous sortirez de telles énormités de vos méditations sur l’univers, et que vous vous référerez aux prophètes et au Fils de l’homme, alors vous sortirez du sommeil de l’inconscience et le monde changera ; car vous verrez, entendrez et comprendrez ce qui fut, et ce qui sera.

(2) Afin qu’il en soit ainsi, entendez que le Soleil était autrefois comparable à Jupiter aujourd’hui et que, lorsqu’il s’est éclairé (comme le fera Jupiter), il a provoqué par son souffle le bouleversement de l’ordre établi dans sa famille. Cela s’étant produit, Pluton, la Lune, Mercure, Mars, Vénus peut-être, ont quitté leur anneau originel et se sont refroidies, tandis que la Terre, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune ne l’ont point fait. Bien que bousculées, ces dernières planètes sont restées sur leur anneau qui n’a jamais cessé de les échauffer. Ainsi, et contrairement à celles qui quittèrent leur anneau, leur activité n’a jamais cessé de croître. C’est pourquoi plusieurs d’entre elles, et notamment les plus lointaines, produisent des satellites. Et lorsque ces derniers auront atteint le nombre et les dimensions des planètes actuelles du Soleil, ces planètes lointaines deviendront étoile à leur tour. Observons alors le processus qui les amène à créer leur propre famille stellaire dans le ciel.

Formation du noyau de l’astre

(3) Telle la femme, la planète se développe jusqu’à ce qu’elle soit en âge de procréer. Lorsque ce moment est arrivé, le premier anneau créé se sature par un apport plus grand que la dépense qui est consécutive à l’expansion de cet anneau. Et l’on assiste à la naissance de la perle satellite. Puis, comme on l’a vu, cet anneau écarte le satellite afin de laisser la place à d’autres enfantements. Ce sont donc les anneaux qui, après avoir donné naissance aux satellites, établissent l’ordre dans une famille planétaire qui deviendra une famille stellaire.

(4) Sur la figure ci-dessous, on observe l’instant où se produit le point de contact et comment le flot d’électrons, se dirigeant sur ce point, devient une grosse perle de ferronickel. Lorsque cette perle de métal fluide se refroidit, elle devient une masse rigide sur laquelle toute l’électricité de l’anneau passe désormais, en la faisant croître, comme nous allons le voir.

18 – Naissance du satellite

18 – Naissance du satellite

Lorsque ce phénomène de création du satellite se produit, il y a un gros éclair dans le ciel, visible de fort loin. Toutefois, si cette naissance se produisait autour de la Terre, l’éclair serait certainement pris pour un autre phénomène. On pourrait croire, par exemple, qu’il s’agit de l’augmentation soudaine de la brillance d’une étoile qui apparaîtrait en plein jour...

Croissance du noyau

(5) Dans ce processus de naissance de l’astre, on remarque aussi que, quelle que soit la direction des électrons en orbite, ils sont tous attirés vers le point de contact. Nous savons maintenant que cela est connu de ceux qui, lors d’un court-circuit, ont remarqué que le courant installé sur le conducteur aller et retour se dirige vers le point de contact pendant la brève durée du phénomène. Ici, il en est de même, la perle métallique naissante attire à elle tout le courant. Positionnée entre les deux demi-anneaux qui ne peuvent fondre, elle est désormais un point de court-circuit constant. De ce fait, elle est forcément une résistance électrique qui, après s’être refroidie dans sa masse et aimantée dans les champs magnétiques de sa mère, s’échauffe en surface par le passage de l’anneau, jusqu’à fusionner. De la sorte, il se crée la soudure permanente des électrons qui sont l’APPORT. Ce phénomène s’opère uniformément sur le pourtour de la sphère, en la faisant croître, et devient ainsi la DÉPENSE continuelle de l’électricité formant l’anneau. La compréhension de la croissance du satellite n’est donc que la compréhension de ce qu’est une soudure...

(6) Cette soudure se produit uniformément tout autour de la sphère et plus précisément sous le métal en fusion où la masse est rigide et froide. Même dès après sa naissance, d’aucune façon un astre ne peut fusionner ni rougir jusqu’au coeur, parce que sa surface fond avant que la chaleur ne pénètre profondément. Pour bien se représenter cela, il faut savoir que la chaleur est faite d’ondes qui, nous le verrons en son temps, sont elles-mêmes des vibrations de l’essence qui compose l’espace et les masses. C’est pourquoi la chaleur, faite par des ondes, ne peut que quitter la masse, comme des sauterelles qui, prenant appui sur le sol, bondissent et s’élèvent. En raison de cela, la masse énorme d’un astre (son noyau) ne peut être que froide et rigide à l’intérieur. Seul son pourtour s’échauffe jusqu’à fusionner.

(7) Pour rester dans la simplicité, pensez que les astres naissent des anneaux d’une planète, et qu’ils s’en nourrissent ensuite pour grandir. Or, puisque les électrons en orbite engendrent ces sphères de ferronickel, on en conclut que ce métal constitue quasiment la masse entière de tous les astres de l’univers ; car le manteau des astres est fort peu important en comparaison de leur noyau qui occupe presque tout leur volume.

Le devenir des satellites

(8) L’étude du chambardement de la famille solaire nous amènera à acquérir la certitude que le Soleil s’est éclairé, il y a fort peu de temps, à la suite de l’explosion de son atmosphère. Lorsque cet événement s’est produit, la Lune, Mercure, Mars et Vénus probablement, avaient leur taille d’aujourd’hui, parce que ces astres, qui se sont refroidis après avoir quitté leur anneau, n’ont plus évolué. La Terre, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, elles, ont légèrement augmenté de volume depuis lors, parce qu’elles n’ont point quitté leur anneau, pour les raisons que nous verrons.

(9) J’évoque déjà ici ce qui s’est produit, pour expliquer que les petits satellites se développent jusqu’à ce qu’ils aient approximativement la taille de nos planètes actuelles et que, lorsque ce moment arrive, leur mère s’éclaire soudainement. Ainsi apparaît une nouvelle famille stellaire. L’astre, qui s’éclaire selon le processus que nous étudierons, s’appelle une nova (une étoile nouvelle). Et ses satellites, qui subissent pendant un moment le bouleversement de leur position, sont alors appelés planètes, mais n’en continuent pas moins d’évoluer. Nos planètes étaient donc autrefois les satellites du Soleil qui ne brillait pas encore.

19 – Dimensions extrêmes du satellite

19 – Dimensions extrêmes du satellite

(10) Entre ces deux figures, représentant le noyau d’un même satellite, il s’est déjà passé beaucoup de temps sidéral. Entendez que cent mille ans pour un astre, c’est comme une heure pour l’homme, et que cent mille ans pour l’homme c’est comme une heure pour la particule ; la durée variant avec leur taille. On voit ici que le satellite n’est qu’une grosse perle de ferronickel à sa naissance, puis qu’il grandit jusqu’à ce qu’il atteigne la taille de la Terre. Là, sa croissance est atténuée par ses dimensions car, plus le noyau est grand moins il grandit vite.

Développement et mouvement des satellites

(11) Les satellites ne peuvent croître indéfiniment, parce qu’une planétoile, qui a une activité déterminée, ne peut permettre leur développement au-delà de ce que lui autorise sa puissance. Cette limite de croissance est montrée par la taille de nos propres planètes qui est la taille des satellites lorsque leur mère devient étoile. Mais lorsque celle-ci brille, ses astres croissent encore. La Terre augmentera de volume probablement tant que le Soleil augmentera d’activité. Puis la croissance de la Terre s’arrêtera, en fonction de la décroissance de l’activité solaire le long des âges.

(12) Pour l’instant, observons que le satellite dernier-né est évidemment le plus petit, le plus chaud et celui qui se développe le plus vite. Inversement, le premier-né sera le moins chaud, l’un des plus gros sinon le plus gros, et celui qui grandira proportionnellement moins vite. Ce qui est toujours comparable aux enfants d’une famille. Mais, même déjà grand, un satellite n’est jamais froid. Son activité est toujours considérable, moins intense toutefois que celle du dernier-né qui se trouve dans les forces vives de sa mère. Ces explications nous permettront ensuite de déduire pour quelle raison tel satellite est ainsi et tel autre est autrement.

20 – Sens de rotation des satellites

20 – Sens de rotation des satellites

(13) Nous voyons ici que la planète entraîne ces deux anneaux et leur satellite dans le sens de sa propre rotation. Mais, puisque c’est le sens de rotation des spires des lignes de force qui détermine le sens de rotation des deux demi-anneaux, ceux-ci peuvent tourner dans un sens comme sur la figure (1) ou dans l’autre comme sur la figure (2), en inculquant leur mouvement à leur satellite. Ici, le satellite (1) tourne sur son axe dans le sens direct de rotation de la planète sur elle-même, alors que le satellite (2) tourne sur son axe dans le sens rétrograde. Leur trajectoire est identique cependant, mais l’un tourne d’un côté tandis que l’autre tourne en sens inverse. Ceci est fort important à remarquer, parce que, jusqu’à ce jour, nul ne pouvait expliquer pourquoi certains satellites tournaient dans le sens inverse du sens de rotation de leur planète. Lorsque la planète devient étoile, ses satellites (qui deviennent alors des planètes) conservent leur mouvement de rotation. C’est pourquoi il y a aussi des planètes qui tournent dans le sens rétrograde.

(14) Ce que nous venons de voir est le modèle de rotation de tous les astres du ciel, y compris les étoiles. Toutefois, tant que le satellite n’a pas atteint la taille d’une planète et qu’il est très petit, il ne tourne probablement pas encore sur son axe. Disons que lors d’une révolution il présente encore la même face à la planète qui lui a donné naissance, parce qu’il n’est pas encore bien rond. Il est en déséquilibre de forme. Mais cela ne durera pas toujours car, devenu planète avec une taille et une activité conséquentes, il s’arrondira plus régulièrement et finira par tourner sur lui-même, comme ceci est représenté par la figure.

Formation du manteau des satellites

(15) Il faut être très attentif en ce qui concerne l’échauffement des astres produit par le passage de l’anneau sur lequel ils évoluent, parce nous avons vu que cet échauffement ne peut se faire dans toute leur masse mais seulement à l’extérieur de celle-ci, même quand ils sont petits. Pour bien le saisir, rappelons-nous que les électrons passent sur les conducteurs et non en dedans, et souvenons-nous de la sphère chargée d’électricité qui reste localisée à sa surface.

(16) Mais ces explications sur la naissance, la croissance et le développement des satellites, nous éclairent sur la provenance et le mouvement de tous les astres. Il faut maintenant adjoindre à cela la formation de leur manteau, qui commence dès la naissance du noyau, et plus précisément dès qu’il rougit sur son pourtour. C’est pourquoi le manteau s’entend depuis le bord du noyau jusqu’à la surface du sol.

(17) Tout d’abord, comprenons qu’un astre naît toujours au sein d’une galaxie où se trouvent d’abondants nuages de poussières, de fumées, de vapeurs, de cristaux divers, et de toutes sortes de corps. Ces produits errants dans l’espace, qui tombent en permanence sur notre sol, proviennent tous du travail des astres et de leur extinction se produisant dans le coeur de la Galaxie, au terme du chemin de leur vie. Nous le découvrirons, et nous verrons que rien n’est inutile dans le ciel où tout est perfection.

(18) Nous comprenons que, dès après sa naissance, le noyau aimanté peut déjà s’envelopper d’une certaine couche de ces poussières galactiques traversées par la famille stellaire à laquelle ce satellite naissant appartient. Et, lorsqu’il s’échauffe et rougit sous ces poussières, commence alors le processus chimique qui ne cessera de faire croître son manteau tout au long de sa croissance. Nous ne pourrions donc point voir rougir le noyau du satellite, car lorsque cela se produit, il est déjà entouré d’une mince couche de poussières de l’espace. Mais au contact du noyau, ces matières fondent peu à peu sous la chaleur. Elles forment alors, avec les nombreuses substances qui remontent du métal en fusion, ce que l’on appelle le magma.

(19) Les poussières de l’espace amorcent donc le processus chimique de la formation du manteau que le noyau poursuivra et amplifiera jusqu’à ce qu’il ait des dimensions comparables à celles du manteau terrestre ; car le manteau provient du magma et de ses transformations. En effet, la lave est la partie fluide du magma qui change d’état par l’écart de température qui ne cesse de se creuser depuis le bord du noyau jusqu’à la surface du sol. Ainsi, on voit que le manteau du satellite se développe continuellement, qu’il est chaud dans sa partie basse au contact du noyau, et de moins en moins chaud dans son épaisseur jusqu’à la surface du sol où il est plus froid et forme une croûte.

(20) Il ne faut point confondre toutefois la quantité de matière qui arrive de l’espace avec celle produite par le noyau, car cette dernière est beaucoup plus grande que la précédente. Mais les poussières de l’espace ne proviennent-elles pas des oxydes produits par les noyaux des astres, et par eux seulement ? Il en est ainsi. C’est pourquoi, quelle que soit sa provenance, cette matière est le produit de l’activité électromagnétique qui est elle-même la physique et la chimie. La fusion du fer (du ferronickel) crée aussi toutes sortes de gaz comme l’hélium, l’hydrogène et d’autres encore qui finissent par se retrouver dans l’atmosphère.

(21) Pour la connaissance, il est important de comprendre que le noyau se développe SOUS la partie chaude et fluide de la matière, et que le manteau, lui, se développe SUR cette dernière. Il est également manifeste que les gaz produits par la chaleur du noyau remontent à la surface en provoquant la formation de grandes bulles qui éclatent. On peut comparer cela à une pâte qui bout doucement, mais à la mesure de l’astre.

(22) Ces éruptions de gaz ne peuvent pas laisser de traces tant que le manteau les laisse passer librement. Mais lorsque les couches supérieures, longtemps exposées au froid, finissent par former une croûte étanche aux gaz, ces gaz se localisent alors progressivement sous ces couches et finissent par les soulever. Cela forme des dômes à la surface de l’astre, pouvant être gigantesques et qui, à la suite de leur éclatement, engendrent des cratères : des cirques. Avec ces explications évidentes, le mystère des cratères s’en va. Car il va de soi qu’ils ne sont nullement faits par des météorites, même si ces dernières laissent quelques traces sur les sols. Non, seuls les gaz en sont responsables, nous le démontrerons.

Les satellites de Jupiter

(23) Maintenant, quittons le principe d’existence des astres, et examinons avec attention la famille de Jupiter avec seulement ses quatre principaux satellites qui confirmeront largement ce que nous enseignons sur la naissance et la croissance des astres. Mais avant cela, rappelons-nous que tout astre dans le ciel, qu’il soit satellite, planète ou étoile, est un aimant, un corps solide par conséquent, dont l’activité électromagnétique est variable. Or, les scientifiques apprennent aux enfants que les planétoiles et le Soleil sont des boules de gaz... Non, le Soleil n’est pas une boule de gaz, ni Jupiter, ni aucun astre ! Comment serait-il possible en effet que des boules de gaz aient une magnétosphère, des lignes de force et des anneaux avec des satellites en orbite qui, eux, ne sont pas du gaz ? Et de quelle façon ces satellites non gazeux pourraient-ils grandir, s’éloigner, tourner régulièrement sur eux-mêmes, et être à des distances bien déterminées de la planète qui, elle, serait gazeuse ?

(24) Non, parce qu’ils se repoussent, les atomes de gaz remplissent toujours leur contenant. Dans le ciel, les gaz se comportent de la même manière. Ils ne peuvent nullement se mettre en boules et devenir des aimants, car il est manifeste que les astres sont des aimants. Ce qui implique qu’ils soient métalliques et non en gaz ! Repoussez alors l’idée que Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sont des boules de gaz ; car ce sont des corps solides, des astres massifs entourés de gigantesques atmosphères. Par conséquent, il faut cesser de prendre ces atmosphères pour la totalité de leur masse.

21 – Les satellites de Jupiter

21 – Les satellites de Jupiter

(25) Voici Jupiter et la position de ses principaux satellites dans le rapport approximatif de leur masse. Pour simplifier l’image, ces masses aimantées sont ici dépourvues de croûte, de magma et d’atmosphère. Mais on remarque que les satellites les plus gros sont les plus éloignés de Jupiter, et l’on en connaît maintenant les raisons. On comprend aussi fort bien que Io (le plus proche) ait une forte activité électromagnétique qui se manifeste par des éruptions de gaz, alors qu’Europe, Ganymède et Callisto (plus loin et un peu moins actifs) sont déjà davantage recouverts de glace et de cratères, provenant aussi de ces abondantes éruptions qu’ils connurent antérieurement.

(26) Nous avons vu que le satellite est très chaud lorsqu’il est petit et que, de ce fait, il s’entoure progressivement d’un manteau qui ne cesse de s’épaissir durant sa croissance. Exposées au froid, les couches supérieures deviennent de plus en plus fermes et donnent davantage de difficultés aux gaz pour sortir. C’est pour cette raison que des cirques laissés par les éruptions gazeuses existent en abondance sur Ganymède et Callisto, plus âgés qu’Europe et Io.

(27) Penchons-nous alors sur ces quatre principaux satellites de Jupiter avec lesquels on saisit tous les satellites, toutes les planètes et même les étoiles ! Car plusieurs de ces quatre petits astres, sinon les quatre, deviendront étoile à leur tour. On peut donc les considérer comme s’il s’agissait de l’évolution d’un seul dans le temps. Voici comment il faut les observer :

IO, le dernier-né des quatre, est le plus proche de Jupiter. Il est pour cela fort actif et son noyau est très chaud. Encore de moindre épaisseur, son manteau souple et chaud est aux prises avec les gaz qui, abondamment produits, remontent à la surface où ils font éruption et composent peu à peu son atmosphère. Le volcanisme est donc fort intense pour le moment.

EUROPE, plus âgé que Io, est davantage éloigné de Jupiter et un peu moins chaud intérieurement. Son activité est moins intense. De ce fait, le froid extérieur domine à la surface. En raison de quoi, les gaz se liquéfient et produisent de l’eau qui se glace sur le sol. Mais sous cette glace, et en raison de la chaleur interne, l’eau existe probablement aussi à l’état liquide, infiltrée dans le manteau. Toutefois, parce que le froid contracte, les couches supérieures du manteau commencent à se rétracter sur elles-mêmes en engendrant des crevasses et de petites failles sous la glace. Nous verrons par la suite que ces failles furent sur la Terre l’origine des dorsales qui délimitent nos continents en partie immergés, car la Terre, comme tous les astres, était autrefois semblable à ces satellites.

GANYMÈDE, plus âgé que les deux précédents, est plus gros et un peu moins chaud qu’Europe, car les effets de résistance électrique diminuent au fur et à mesure de la croissance du noyau. Son activité est donc réduite en proportion. Néanmoins, le noyau reste chaud extérieurement et produit toujours des gaz en conséquence qui se condensent et se glacent pareillement sur le sol. Mais, plus longuement exposées au froid extérieur qui les affermit, les couches supérieures du manteau finissent par devenir plus étanches aux gaz. Ceux-ci s’accumulent alors progressivement sous ces couches et forment de gigantesques dômes qui éclatent tour à tour le long des siècles, en engendrant des cratères. Les poussières, produites par ces éruptions, jonchent le sol glacé.

CALLISTO, plus âgé et plus éloigné des forces vives de Jupiter, a davantage de cratères que Ganymède, parce que le phénomène de leur formation fut répété plus longtemps le long des âges. C’est pour la même raison qu’il y a encore plus de glace et de poussières qui recouvrent le sol, car chaque éruption de gaz se termine par d’abondantes cristallisations et d’abondants nuages de poussières.

(28) Ces explications des satellites de Jupiter nous font entrer dans le concret, et confirment l’enseignement sur l’activité électromagnétique. De plus, en expliquant la formation du manteau des satellites et celle de leur atmosphère qui se condense et se glace en partie, on explique la formation des planètes qui furent toutes des petits astres semblables dans les temps anciens où le Soleil était lui-même comme Jupiter aujourd’hui.

(29) Avec ce que le monde connaît aujourd’hui des satellites de Jupiter, vérifions alors s’ils sont bien conformes à ce que nous enseignons. Comme cela a été montré, Io est encore une petite résistance se trouvant dans un très grand courant électrique. Alors qu’en s’éloignant de Jupiter et en grandissant, il deviendra une résistance plus volumineuse dans des forces qui deviendront moins vives pour lui. Par conséquent, son activité sera obligée de décroître en proportion.

(30) Mais ceux qui ignorent l’activité électromagnétique des astres et qui, de ce fait, inversent tous les phénomènes, disent évidemment que ce n’est pas l’activité mais la densité des satellites qui diminue au fur et à mesure qu’ils sont éloignés de Jupiter... Ceci est une très grande erreur de jugement, car la densité des aimants en ferronickel est invariable. Ce qui change, c’est leur activité électromagnétique et les influences que cette activité exerce sur les corps et sur les astres environnants. Référons-nous cependant aux observations des astronomes, et remplaçons densité par activité. Et regardons ensuite une dernière fois ce qu’il en est sur ces satellites, afin que chacun connaisse la vérité :

Aspect de la surface des satellites NOM DISTANCE ACTIVITÉ ÉTAT
Callisto 1 883 000 km 1,85 recouvert de cratères
Ganymède 1 070 000 km 1,94 quelques cratères
Europe 670 900 km 2,97 recouvert de glace
Io 421 600 km 3,53 éruptions de gaz

(31) Dans ce tableau, on voit à la fois la distance qui sépare chaque satellite du centre de Jupiter, leur activité électromagnétique, ainsi que leur état de surface. En fonction des explications précédentes, si on éloignait Io de Jupiter et qu’on le fasse remonter à côté de Callisto (comme s’il s’agissait du même astre qui se développe et change), on verrait son activité décroître proportionnellement à l’augmentation de sa taille et à sa distance de Jupiter. Ce qui occasionnerait le refroidissement de sa surface, ainsi que l’inévitable formation de cratères et de glace qui, peu à peu, recouvriraient le sol.

(32) C’est ici la confirmation que tout ce que l’on a vu sur les satellites est entièrement vérifiable et certain. Fixez votre attention sur le changement progressif de l’activité et de l’état de surface du satellite que l’on éloignerait de Jupiter, et il vous apparaîtra que les explications sont justes.

(33) Il ne faut pas penser cependant que Jupiter brillera avec ses quatre principaux satellites tels qu’ils sont ; car ils grossiront encore beaucoup dans les âges, ainsi que Jupiter. Il est également possible que ce dernier n’ait pas encore fini d’augmenter le nombre connu de ses satellites. Et c’est peut-être parmi les plus petits que nous n’avons pas évoqués, ou ceux à venir, que se trouve sa Terre qui donnera naissance à un monde analogue au nôtre. Toutefois, l’essentiel n’est pas de savoir lequel sera l’élu, mais qu’il en sera ainsi dans cette famille et qu’il en est de même pour toutes les familles du ciel.

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