Troisième partie : les règles de l'existence

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La vie simple du sanctuaire

(1) On ne peut délivrer les hommes qu’en leur montrant qu’ils sont de la race de Dieu et que, dans tout l’univers, il ne peut exister plus grandes créatures. Et ce qui est expliqué dans ce livre s’y rapporte, car ce n’est point l’esclave qui délivre mais l’homme libre, comme est libre l’Agneau qui ouvre aujourd’hui les portes du royaume à ceux qui sont choisis de Dieu.

Sur le royaume des cieux

(2) Vous n’ignorez plus que le royaume des cieux est le royaume de Dieu qui s’établit autour de chaque étoile, comme il s’établit en ce jour sur la Terre. Pour cette raison, il faut entendre : le royaume de Dieu dans les cieux : dans tout l’univers. Si je persiste à le dire, c’est parce que vous pensiez que lorsqu’une personne mourait, elle montait dans le royaume de Dieu, que d’autres appellent le paradis. Si cela était, les morts monteraient dans des mondes appartenant à d’autres... Cessez plutôt d’être des nourrissons et pensez à ce que nous avons déjà dit, c’est-à-dire que si vous prenez part à la résurrection qui s’opère aujourd’hui, votre âme restera sur la Terre dans l’inconscience du temps qui passe et qu’elle retrouvera un corps de chair autant de fois qu’il y aura de changements solaires. Vous resterez ainsi dans le royaume des cieux, qui est le royaume des anges existant tout au long de la grande spirale de la vie. L’esprit saint vous est donné, pour que vous vous en pénétriez.

(3) Puisque Dieu vous a fait l’honneur de vous appeler chacun dans le monde des vivants, au milieu des beautés et des perfections qu’il a créées, vous le louerez et lui exprimerez votre gratitude en toutes circonstances. Quand vous contemplerez les étoiles, la Lune, la Terre et la mer, chacun dira en son coeur pour le servir :

Toutes ces merveilles autour de moi sont les ouvrages de tes mains, ô Dieu du ciel, et sont ma vie que tu animes de ton souffle !
Je comprends que je suis l’une de tes demeures et le gardien de ton jardin qui doit conserver l’ordre que tu as toi-même établi.
Aussi, pour ne pas détruire ta création, Père juste, je te fais le voeu de garder la Terre nourricière précieuse comme ma mère :
Je ne changerai point sa face ; je ne la souillerai point ; je ne toucherai point à ses sites, à ses rivages, à son relief, à ses forêts, à ses eaux, ni à aucun autre élément qui resteront tels que tu les as créés.
Je ne modifierai point la nature des êtres ni leurs nombres, car tout est parfait.
Je te fais la promesse de ne m’attribuer que les ouvrages de mes mains selon ta nouvelle loi avec laquelle tu fais alliance éternelle avec les hommes.
Et, selon ta volonté, j’habiterai le pays de mon peuple seulement.
A chaque instant de ma vie, je pratiquerai ta loi pour rester responsable de mes actes et sauver mon âme.
Et je me dresserai vigoureusement contre ceux qui enfreindront tes ordonnances et tes règles, jusqu’à y laisser mes forces si c’est nécessaire et ma vie s’il le faut.
Je conduirai mes enfants sur tes sentiers, Père juste, et leur enseignerai tes préceptes tant que tu me donneras souffle de vie.

(4) Si donc votre désir est de marcher avec Dieu et de ne plus jamais vous confier en l’homme, ni de détenir aucun pouvoir sur vos frères et soeurs comme la loi le commande, et que vous vous engagez à habiter seulement le pays de votre peuple, sachez que vous êtes pour toujours délivrés des puissances du mal et que le nombre de vos jours sera grand. Vous irez dans le royaume où les bénédictions du Père ne vous seront jamais retirées, et votre maison sera féconde et prospère. Les joies de votre bonheur ne tariront pas, car Dieu aime ceux qui le servent ; il leur donne de la vigueur et ne les récompense point avec mesure. L’Écriture le mentionne :

C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel,
Qui crée les extrémités de la Terre ;
Il ne se fatigue point, il ne se lasse point ;
On ne peut sonder son intelligence.
Il donne de la force à celui qui est fatigué,
Et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance.
Les adolescents se fatiguent et se lassent,
Et les jeunes hommes chancellent ;
Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force.
Ils prennent le vol comme les aigles ;
Ils courent, et ne se lassent point,
Ils marchent, et ne se fatiguent point.

(5) Consacrez-vous alors au Très-Haut, afin que votre existence s’éclaire d’une lumière nouvelle. Mais s’allier au Dieu d’éternité, en lui faisant le voeu solennel de n’obéir qu’à sa loi, ne signifie nullement la privation de quelque chose de bon et de favorable aux réjouissances de la vie. Cela veut dire, au contraire, s’harmoniser avec la nature pour tirer plaisir de tout ce qu’offre la terre des vivants. Pour ces raisons, et parce qu’Il donne un corps de chair pour que l’on regarde, touche et prenne toutes les bonnes choses de l’existence, le Père rejette les sacrifices personnels et les offrandes qui lui sont faites, et abomine ceux qui se flagellent, se frappent et se déchirent la chair pour attirer ses regards ; car ce n’est point pour de telles démences qu’Il crée les hommes, mais pour qu’ils rassasient leur âme dans la joie.

Sur le mariage d'Adam et Éve

(6) Lorsqu’on s’engage à servir le Père, on ne doit pas le faire au détriment de l’union de l’homme et de la femme qui ont été créés pour s’épouser et vivre ensemble, et non pour demeurer séparés. C’est pourquoi, et comme cela apparaît dans toute l’Écriture, et plus précisément dans le cantique des cantiques, ou encore dans les proverbes de Salomon, Dieu bénit par-dessus tout l’amour qui unit ses fils et ses filles, parce que c’est cet amour divin qui les rapproche de lui. Mais, à cause des religieux qui ont infériorisé et repoussé la femme, certains se demandent si l’acte de chair est un péché... Sur ce plan, je dis ouvertement et clairement que l’attirance physique entre hommes et femmes, est due au plaisir et à la satisfaction qu’ils retirent de leurs rapports corporels. Sans cela, il est certain qu’il n’y aurait aucune continuation possible du monde, parce qu’ils ne feraient absolument rien pour procréer. S’il en était ainsi sur Terre, il en serait de même dans tous les mondes de la Roue. Alors les étoiles et leurs astres n’existeraient pas, parce que leur raison d’être est justement celle de faire vivre les mondes... Voyez alors, encore une fois, combien tout est lié et parfait dans l’univers.

(7) Sachez donc tous que l’acte de chair est un transfert de force nécessaire au bien-être et à l’équilibre de l’homme et de la femme, qui peut déclencher le processus créatif à leur insu. On retrouve ici, l’émission – réception, ou l’apport – dépense qui sont l’origine et le maintien de tout corps et de tout être de l’univers. Comme la planète dépense la force qu’elle reçoit du Soleil, la femme dépense la force qu’elle reçoit de l’homme. En raison de cela, il ne peut y avoir péché dans l’acte de chair. Ce qui est péché, c’est la lubricité, l’impudicité, la débauche, le viol, la pédophilie, l’inceste, l’homosexualité et autres formes de perversions semblables qui enlaidissent les êtres humains. Aussi, que tous ceux qui salissent l’amour d’Adam et Eve par toutes sortes de vices et d’actes malsains, soient maudits à jamais !

(8) Vous avez appris que les astres et les êtres ont un processus identique de naissance. C’est pourquoi, dans la conception et la création du mâle et de la femelle, les deux côtés du courant créatif montrent que le mâle est toujours formé en premier et la femelle ensuite dans un même mouvement, pareillement au Soleil qui apparaît avant la planète et le petit satellite auxquels il est lié. Il s’agit de l’ordre du courant créatif duquel descend l’ordre des familles. C’est pourquoi, Adam et Eve désireront toujours vivre attachés l’un à l’autre par les liens de l’amour. Ainsi, ils fonderont leur famille, qui s’entend quand l’enfant paraît ; car, lorsque l’homme et la femme s’unissent, ils sont une famille en préparation qui n’est achevée que le jour où les grands-parents donnent la main à leurs petits-enfants.

(9) Si donc vous avez à l’esprit les deux parties complémentaires du courant créatif (que l’on voit aussi à travers l’image du générateur et de la résistance) vous savez que tant que ces deux parties existeront dans l’univers, mâles et femelles demeureront. Cela signifie que, même lors des renaissances qui se feront tout au long du chemin de la vie, Adam et Eve seront toujours homme et femme. Cessez alors de croire que les anges sont des êtres asexués ; car, en prenant part aujourd’hui à la résurrection des morts, vous êtes déjà anges de Dieu ! Lors de ces renaissances corporelles qui se feront à partir des âmes méritantes, peut-être n’y aura-t-il plus procréation, Dieu le sait. Mais il y aura toujours contacts entre Adam et Eve qui demeureront tels qu’ils sont dans leur genre ; car, tous, savez que leurs rapports sont les plus grands plaisirs de la vie, et des récompenses en soi.

(10) En raison de ces réalités immuables et voulues par le Créateur, nul ne peut penser plus longtemps que les enfants naissent du péché, comme les prêtres de Satan l’affirmaient. Non, les enfants naissent de l’amour des parents que Dieu bénit, parce qu’il est l’essence de l’existence qui abreuve les coeurs d’un bonheur certain avec lequel les enfants s’approchent de Lui. En effet, ce n’est que lorsqu’un fils et une fille de Dieu s’épousent qu’ils prennent ensemble conscience de la beauté du monde, alors qu’elle passe inaperçue aux yeux de ceux qui sont seuls. Pour cette raison, ceux qui s’aiment ne détruisent pas, mais protègent au contraire tout ce qui fait l’objet de leur bonheur.

(11) Or, le monde d’argent dans lequel vous viviez ne vous avait pas appris à aimer. Il vous avait au contraire appris à détruire, parce qu’en étant bâti sur le mensonge, il vous faisait opposer maris et femmes, jusqu’à déchirer vos unions par le milieu. Et si dans les derniers jours beaucoup craignaient de fonder une famille, cela était dû à vos pasteurs qui détruisaient ce qui en faisait la force. Car, en mettant en pratique leurs préceptes, les mains des uns bâtissaient tandis que celles des autres démolissaient. Et la séparation des hommes et des femmes qui en résultait était un grand malheur, parce que leurs différends annulaient les sources du bonheur et augmentaient le nombre des orphelins.

(12) Et puis sachez que vivre pour soi n’a pas de sens ni de raison. On n’existe pas pour soi mais pour l’autre moitié de soi, qui est Eve quand on est homme et Adam quand on est femme. Et lorsqu’on fait naître l’amour, il faut veiller à le conforter quotidiennement par des petites attentions à l’égard de son conjoint. Il est certain toutefois que si des couples peuvent vivre unis toute leur vie, d’autres ne le peuvent, en raison de l’évolution des époux qui se fait différemment. Dans ce cas, il vaut mieux divorcer que de commettre l’adultère, car si la violation de la fidélité détruit les conjoints, elle détruit aussi le coeur des enfants qui craignent ensuite de fonder une famille à leur tour. C’est pour tout cela que Dieu réprime fortement l’adultère et qu’il hait la répudiation, surtout qu’on ne peut faire souffrir impunément des êtres innocents.

(13) Certes, si l’amour entre homme et femme était facile, il ne vaudrait pas d’être vécu. Mais pour que le mariage soit heureux et durable, il est préférable d’épouser la femme de sa jeunesse ; parce qu’en évoluant dans le même sens, en étant encore malléables, on s’accorde mieux que si l’on s’épouse en étant plus âgés et immuables. De plus, l’union d’Adam et Eve doit s’effectuer librement pour qu’il y ait fidélité ensuite. C’est pourquoi, dans le royaume, il ne s’agit plus de mariage comme se faisaient les mariages traditionnels dans le monde des ténèbres, mais des attaches non feintes qui lient un homme et une femme, en faisant d’eux une seule chair.

(14) Seul Dieu rapproche et unit ses enfants. Par conséquent, vous devrez abandonner vos anciennes traditions sur le mariage, car ceux qui mariaient les jeunes gens, en faisant de cet usage une source de profit, ne firent que des simulacres pour leur vendre Dieu... et le droit de vivre avec la personne de leur choix. Ainsi, de votre naissance, qui était pour eux une source de profit, jusqu’à votre mariage et à votre mort, qui en étaient d’autres, ils ne vous lâchaient point ! Ils décidaient de tout à votre place, et s’il était possible jusqu’au nombre de vos enfants. Vous appartenez à Dieu et non à ceux qui tiraient profit des hommes. C’est d’ailleurs pour ces raisons, et parce qu’il est difficile de fonder une famille dans un tel monde où tout s’y oppose, que Jésus dit qu’à la résurrection les hommes ne prendront point de femmes ni les femmes de mari. Cela signifie que désormais il n’y aura plus de mariage tels ceux que vous pratiquiez, mais uniquement des unions libres faites devant l’Éternel et selon Sa loi.

(15) Mes enfants, dans le nouveau monde, vous serez dans la liberté originelle et vous vous marierez dans cette liberté-là. Sachez cependant que l’épreuve des fiançailles est excellente, parce qu’elle permet aux garçons et aux filles de savoir s’ils peuvent s’accorder pour fonder une famille. Mais quand on est libre, on est libre pour tout, depuis la naissance jusqu’à la mort. Entendez cette parole qui vous conduira dans le sanctuaire et faites alliance avec Dieu. Vos vies seront belles vos jours seront heureux.

Sur l'éducation des parents

(16) Il convient aussi de savoir qu’Adam et Eve ne donnent nullement la vie, ni à leurs enfants ni à leurs oeuvres. Quand Adam féconde Eve et qu’elle enfante, c’est grâce au Père et non à eux-mêmes qu’un petit enfant vient au monde. Seraient-ils Dieu pour donner la vie ? On remarque cependant qu’au sein de la création, plus un être est complexe, plus il a besoin d’assistance après sa naissance. Il lui faut en effet du temps pour développer ses facultés et s’ouvrir sur toutes les choses auxquelles il sera confronté. Par conséquent, l’homme, qui est le plus complexe de tous les êtres que Dieu a créés, a besoin de la plus grande et plus longue assistance qu’un père et une mère puissent donner. De plus, en ayant besoin d’affection depuis son plus jeune âge, l’enfant ne doit pas être élevé sans que ses parents soient épris l’un de l’autre, car l’amour qui les unit se portera sur lui. Né de cet amour, il en fait la nourriture de son coeur et son refuge.

(17) Sachez alors que l’affection des parents est l’origine de la force mentale d’un enfant et que, s’il en est privé, il sera déséquilibré, avec tous les risques que cela comporte pour sa santé. Veillez donc à être unis avant de mettre un enfant au monde. N’agissez pas comme ces femmes déçues qui veulent élever seules leurs enfants, parce qu’elles ne comprennent pas qu’un enfant a besoin des yeux et de l’affection de son père et de sa mère pour discerner le bien du mal, et rester équilibré. Seuls les animaux peuvent être élevés en dehors des notions du masculin et du féminin, parce qu’ils n’ont pas les mêmes facultés à développer, ni les mêmes risques de se perdre en grandissant. Ne serait-ce que pour ces raisons, Adam et Eve ont besoin d’être circoncis, éduqués, unis et entièrement libres pour montrer l’exemple et transmettre le meilleur d’eux-mêmes à leur progéniture qui, à leur tour, transmettront à leurs enfants ce qu’ils ont reçu. S’il n’en était pas ainsi, il y aurait forcément régression et dégénérescence ; parce que l’ascendance, l’amour, le milieu, l’éducation et la liberté, sont les facteurs essentiels au bon développement de tout être vivant.

(18) Ce que tu nous expliques nous semble aller de soi, et met le royaume à notre portée, me dira-t-on. Mais faut-il avoir des enfants pour mériter la vie éternelle, et doit-on soi-même en établir le nombre ? Dieu permet-il ou ne permet-il pas la contraception ? Je réponds que la loi fixe les bornes, même dans ces domaines ! J’ai expliqué que les rapports des époux n’avaient pas uniquement pour but de procréer. Mais, pour les faciliter, on ne doit pas pour autant décider du nombre d’enfants que l’on doit avoir ! Car l’enfant n’est pas un objet que l’on façonne quand on le veut, ni un être que l’on possède à sa convenance, pour décider soi-même d’avoir tant d’enfants ou de ne pas en avoir. Non, seul Dieu l’appelle dans le monde, car Lui seul sait s’il doit ou non exister. C’est pourquoi Il ne vous demande pas d’avoir un nombre d’enfants déterminé, ni ne vous oblige à procréer pour mériter la vie éternelle.

(19) Abstenez-vous alors de forcer la nature dans un sens ou dans l’autre, c’est-à-dire de rendre stérile la femme fertile ou de rendre fertile la femme stérile. Néanmoins, vous pouvez avoir recours à des moyens de contraception simples et temporaires qui n’affectent nullement la santé ; comme, par exemple, l’abstinence passagère... La circoncision de votre coeur vous dira toujours ce que doivent être vos comportements à l’égard de la vie. Mais veillez à ne pas faire de l’acte de chair la raison principale de votre existence ; sinon, en devenant esclaves de vos désirs, vous perdriez votre âme.

Sur l'éducation des enfants

(20) En sachant que la formation des astres et celle des êtres sont semblables, on ne peut plus ignorer que le masculin et le féminin découlent du même principe d’existence. Ce qui permet de voir que l’homme est apport, et la femme dépense ; ou que l’homme est esprit qui féconde, et que la femme est vie qui donne naissance. En la matière, on peut également comparer l’homme à la graine et la femme au jardin. Or, comme on sait qu’une bonne graine et un bon jardin donneront ensemble naissance à une bonne plante, on sait qu’il en sera forcément de même pour l’enfantement.

(21) Ainsi que la plante est le reflet de la graine et du jardin, l’enfant est le reflet de ses parents, et par là même de l’éducation qu’ils ont reçue. Pourquoi dis-je cela ? Parce qu’en évoluant toujours en fonction de l’éducation qu’on a reçue dans son enfance, on peut être fort ou faible selon qu’elle fut bonne ou mauvaise. Il est pour cela manifeste que l’éducation entre dans la composition des supports de l’hérédité, comme le milieu ou la liberté dans lesquels on vit. L’éducation n’est pas directement héréditaire. Cependant, elle se trouve être l’origine des bonnes ou mauvaises prédispositions d’un individu. Et c’est pour mettre en évidence cette responsabilité de chacun, que Dieu dit, dans l’Écriture, qu’il fera porter l’iniquité des pères sur les enfants.

(22) L’éducation que l’on reçoit dès son enfance, et qui se conforte tout au long de l’existence par les expériences vécues, est donc fondamentale. Il convient alors d’éduquer l’enfant dans l’esprit de Dieu et de le conduire sur Ses sentiers, d’autant qu’enseigner l’enfant de la sorte, c’est aussi sauvegarder le monde entier. Par conséquent, son éducation doit être d’abord orientée vers la circoncision du coeur, avant de l’être sur les moyens d’atteindre un objectif. Car, vivre, c’est d’abord comprendre et aimer les oeuvres de l’Éternel. Or, on ne peut les comprendre et les aimer sans avoir un coeur dûment circoncis. L’humanité ne peut donc être achevée qu’au soir du monde, qu’au jour où elle atteint la connaissance et comprend l’importance de la circoncision du coeur. C’est alors que ne restent sur Terre que ceux qui peuvent éduquer leur progéniture ; parce que, dans le royaume, un enfant non éduqué ne pourra nullement subsister. Il succombera à la loi.

(23) Pour ces raisons, Dieu ne s’adresse pas au monde qui n’a pas de tête, mais s’adresse à son fils unique qu’Il place à la tête du monde pour qu’il se fasse entendre des hommes et des femmes de tous les peuples. En effet, le monde s’entend d’abord formé par Adam et Eve, ensuite par leur famille, puis par une association de familles formant une tribu, puis par les tribus d’un peuple, puis par les peuples d’une génération, et enfin par les quatre générations colorées du monde entier. Aussi, ceux qui ne conçoivent plus Adam et Eve unis, en famille et responsables de tout, sont à bannir du milieu de vous ; parce que l’homme qui rejette la femme ou la femme qui rejette l’homme sèment la confusion et le trouble parmi les populations. Ils ne peuvent alors entrer dans le royaume de Dieu dont la famille est la base, surtout que renier les oeuvres du Père (l’homme et la femme), c’est renier son fils et tourner le dos au salut qu’il apporte.

Sur la saine conception de l'existence

(24) Par ailleurs et pour être d’une constitution robuste, les nouveau-nés doivent être élevés au lait maternel et non avec du lait d’animaux, car ils ne sont pas des animaux ! Ils seront ainsi protégés de certaines maladies, et leur mère de même. De plus, pour qu’un très grand nombre d’autres maladies disparaissent du milieu de vous, convenez tous qu’en éliminant de votre quotidien le sucre, l’alcool, le tabac et autres plantes toxiques, ainsi que le porc domestique avec les produits que l’on en tire, vous éliminerez la plus grande partie de celles qui vous frappent ! Avec vos médecins, énumérez les dérèglements, les maladies et les morts ayant ces produits pour origine. Et vous serez stupéfaits par leur nombre et le désastre que cela occasionne dans les peuples. Aussi, pour en perdre le goût et ne plus être tentés d’en consommer, je vous conseille fortement de ne plus jamais extraire le sucre et l’alcool des végétaux, et de ne plus cultiver les plantes que l’on fume et celles desquelles on extrait des produits toxiques ; parce que la meilleure façon de soigner, c’est d’abord d’empêcher la venue de ce qui provoque des maladies. C’est pourquoi, vous vous abstiendrez aussi d’élever des porcs, car leur chair est probablement la plus malsaine que l’on puisse trouver. Comme on ne peut se nourrir de toutes sortes de végétaux, on ne peut se nourrir de toutes sortes d’animaux. C’est pour cela que Moïse énumère dans le deutéronome les animaux que l’on peut manger ou qu’on ne doit pas manger.

(25) Et puis sachez que moins on mange de graisse et de chair animale, plus on augmente le nombre de ses jours. D’autre part, on ne doit se nourrir que des bêtes que l’on tue soi-même, sinon on ne peut avoir du respect pour leur vie, pour leur nombre, et pour leur race. Et vous vous garderez bien de tuer celles qui vous assistent quotidiennement, ainsi que l’ensemble des animaux familiers, car c’est aussi une question de coeur et de dignité.

(26) Comprenez-vous, par ailleurs, que les bêtes qu’on élève dégénèrent au fil des ans ? Privées de leur liberté, de la nature, de leur nourriture originelle et de leurs prédateurs qui les maintiennent en bonne santé, elles ne peuvent que régresser. A cause de cela, les bêtes d’élevage, qui paraissent belles en raison des sélections continuelles que les hommes ont opérées sur elles pour qu’elles soient toujours d’un meilleur rapport, sont en vérité des bêtes qui ont depuis longtemps perdu leurs qualités, notamment nutritives. C’est pourquoi Dieu vous commande aujourd’hui de faire retourner à l’état sauvage tous les animaux que vous éleviez. Qu’il s’agisse de menu ou de gros bétail, ou de bêtes de basse-cour, tous doivent réintégrer la campagne, les pâturages, les landes, les forêts et les lieux humides pour retrouver leur liberté et leur état naturel. C’est alors que vous pourrez les chasser pour vous nourrir ; en veillant, encore une fois, à ne manger que ceux que vous aurez vous-même abattus.

(27) Étant seulement au commencement du chemin de la vie, on ne peut continuer d’élever des espèces qui ont déjà perdu les qualités de leur race, à cause de l’exploitation abusive qui en a été faite. C’est donc l’ensemble de ce dont on se nourrit qui doit retourner à l’état sauvage pour servir de réserves éternelles, les bêtes assurément, mais aussi l’ensemble des céréales, des légumes, des tubercules, des plantes potagères, des fruits et autres espèces de végétaux. Après quoi, on pourra prélever des spécimens pour les élever et les cultiver, avant d’en changer à nouveau.

(28) On ne peut effectivement sélectionner à l’infini des spécimens de chaque espèce en fonction des critères que l’on établit soi-même, parce qu’il n’y a pas mieux pour dénaturer ce dont on se nourrit – Les gènes sont les reflets de l’état du monde – C’est pourquoi seule l’interdépendance des éléments de la création est en mesure de garder ce qui doit l’être, et d’ôter ce qui ne doit point exister. Forgez-vous alors un nouvel esprit plus proche des réalités, car tout ce que Dieu crée est parfait. En raison de quoi, vous ne laisserez point vivre ceux qui tenteront encore de modifier les organismes par toutes sortes de manipulations d’éléments du chromosome, parce qu’ils ne sont point les créateurs des créatures pour modifier leur nature et celle du monde entier.

(29) Dorénavant, dans le sanctuaire, vous devrez recourir à des méthodes plus naturelles que celles que vous employiez dans ce monde pressé. Pour vous nourrir et éviter la maladie qui vous emporterait, vous rechercherez toujours la nourriture la plus simple, et la plus digeste. En ce sens, vous éviterez les plats richement cuisinés, et vous vous abstiendrez de consommer le sang des animaux. D’autre part, vous devrez manger seulement des produits frais ou des produits que vous conserverez vous-mêmes à l’état naturel dans votre cité. Sur ce point, sachez que le fait de congeler les aliments pour les conserver indéfiniment est une contrainte inutile et un désastre pour la qualité, comme l’est aussi ceux que l’on conserve artificiellement avec des produits chimiques. Ces façons de conserver et de distribuer les aliments, n’appartiennent qu’au monde de folies qui s’achève. Mais d’aucune manière, vous ne les reproduirez dans le sanctuaire où vous consacrerez tout votre temps à préparer vous-mêmes ce que vous consommerez.

(30) Vous reviendrez alors à des méthodes simples. Par exemple, vous garderez le vin dans des tonneaux, les céréales et l’huile dans des jarres, les autres denrées dans des pots de terre émaillée ou dans des récipients de verre dépourvus d’air et dûment fermés, car il n’y a pas mieux pour préserver leurs qualités. Avec ce même esprit, vous confectionnerez vos vêtements avec des matières naturelles que vous teindrez dans les coloris dégradés de la nature ; et vos maisons seront pareillement bâties avec les matériaux locaux. Ainsi, avec cette vie naturelle et simple, vous garderez le sommeil paisible de votre enfance. Vous serez alors en bonne santé, et heureux d’évoluer sur la Terre avec laquelle vous vous confondrez.

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